Tourisme, BTP, informatique : où les offres d’emploi se raréfient le plus

Tourisme, BTP, informatique

2,3 millions d’embauches potentielles étaient prévues en 2026, mais ce total recule de 6,5 % sur un an. Le ralentissement ne vise donc pas un seul métier : il atteint tous les secteurs étudiés. Pour vous qui cherchez un poste, le nombre d’offres compte moins que leur concentration dans votre branche et votre région.

Le recul est déjà net dans le bâtiment, et le tourisme subit aussi une forte baisse des annonces. L’informatique, elle, n’est pas isolée dans les chiffres fournis : impossible d’affirmer qu’elle recule davantage qu’un autre secteur. Cette absence de détail mérite d’être regardée en face avant de conclure que tout le marché se ferme de la même manière.

Dans la construction, les projets de recrutement chutent de 16,4 %

L’enquête Besoins en Main-d’Œuvre 2026, publiée le 21 avril 2026, mesure une baisse dans chaque secteur. L’industrie limite le recul à 2,4 %, tandis que la construction atteint 16,4 %. Pour un profil BTP, la différence est lourde : les projets se raréfient plus vite dans le secteur où vous candidatez.

Le mouvement n’arrive pas sans précédent. Les intentions de recrutement pour 2025 avaient déjà diminué de 12,5 %, avec un recul de 22 % dans la construction. Chercher plus large peut aider, mais cela ne remplace pas une candidature adaptée aux postes réellement ouverts.

Le BTP perd du terrain parce que les employeurs prévoient moins d’embauches. Cela ne signifie pas qu’aucun recrutement n’existe, mais la concurrence se déplace : vous aurez moins de projets à cibler au même moment. Le CV envoyé partout devient alors une mauvaise stratégie.

Tourisme et hôtellerie-restauration : 30 % d’offres en moins sur un semestre

Hellowork relève une baisse de 30 % des offres dans le tourisme et l’hôtellerie-restauration par rapport au semestre précédent. Le chiffre décrit des annonces publiées, pas le nombre de personnes finalement recrutées. Mais pour vous, l’effet est visible dès la recherche : moins d’annonces laisse moins de portes d’entrée.

Ces métiers peuvent rester accessibles à des profils variés, mais la baisse oblige à regarder l’offre avec davantage de méthode. Une annonce ancienne, une mission courte ou un poste très localisé ne jouent pas le même rôle dans un projet professionnel. La rapidité de réponse peut compter davantage quand le stock d’offres se réduit.

Faut-il abandonner le tourisme pour autant ?

Non, les faits ne permettent pas de dire que le secteur ne recrute plus. Ils montrent une baisse marquée des offres sur la période observée. Vous pouvez donc continuer à candidater, mais sans bâtir votre recherche sur l’idée qu’un emploi sera disponible à chaque étape du parcours.

Les offres reculent aussi au-delà des secteurs les plus exposés

Entre fin mai 2025 et fin mai 2026, les offres publiées sur Indeed ont diminué de 20,3 %. De son côté, le suivi de France Travail fait état d’environ 5 % de baisse des offres et des recrutements effectifs entre les premiers trimestres 2025 et 2026. Les deux mesures ne portent pas sur le même indicateur, mais elles vont dans le même sens : la recherche se durcit.

Les employeurs déclarent aussi moins souvent rencontrer une difficulté de recrutement. En 2026, 43,8 % des projets sont jugés difficiles à pourvoir, soit 6,3 points de moins qu’en 2025. Vous ne devez pas lire ce recul comme une amélioration automatique : il peut aussi traduire un marché où les entreprises lancent moins de projets.

Cette nuance compte pour les métiers du numérique. Sans donnée sectorielle dédiée, affirmer que l’informatique est le secteur le plus touché serait hasardeux. La bonne lecture consiste à vérifier les offres sur votre spécialité, plutôt qu’à vous fier à une étiquette de secteur.

À 8,3 %, le chômage remet les candidats en concurrence

Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage au sens du BIT atteint 8,3 % de la population active en France. Il augmente de 0,2 point sur le trimestre et de 0,7 point sur un an. Quand le chômage remonte, vous êtes plus nombreux à répondre aux mêmes annonces.

La France compte alors 2,7 millions de chômeurs au sens du BIT, soit 62 000 de plus sur le trimestre et 261 000 de plus sur un an. Le taux d’emploi des 15-64 ans descend à 69,0 %. Ces deux chiffres racontent la même difficulté : accéder à un poste devient moins fluide.

Les jeunes restent les plus exposés, avec 21,6 % de chômage chez les 15-24 ans, contre 7,5 % chez les 25-49 ans et 5,5 % après 50 ans. Si vous débutez, un délai de recherche plus long ne dit pas tout de votre niveau. Il reflète aussi un marché moins accueillant.

Les jeunes diplômés et les ingénieurs ne sont pas épargnés

L’enquête annuelle de la Conférence des grandes écoles, publiée le 11 juin 2026, place à 20,5 % la part des diplômés en recherche d’emploi moins de six mois après leur diplôme. La hausse atteint 3,6 % sur un an, et ce niveau est le plus élevé depuis 2005. Les écoles d’ingénieurs affichent la tendance la plus dégradée dans l’extrait cité.

Le diplôme ne protège donc pas à lui seul contre le ralentissement. Pour vous, la question devient plus concrète : quelle compétence pouvez-vous relier à une offre précise, plutôt que de compter sur l’intitulé général de votre formation ? Dans un marché plus étroit, cette traduction entre parcours et besoin d’employeur pèse davantage.

Où chercher quand les chiffres ne détaillent pas l’informatique ?

Les données disponibles ne permettent pas de classer l’informatique parmi les secteurs les plus touchés. Elles montrent un recul général des offres et des recrutements, avec des baisses documentées dans la construction et le tourisme. Vous pouvez suivre votre spécialité offre par offre, sans lui prêter une situation que les chiffres ne démontrent pas.

Le marché de 2026 ne ferme pas toutes les portes. Mais il laisse moins de place aux candidatures envoyées par réflexe, surtout dans le BTP et le tourisme. Le poste que vous visez mérite maintenant une lecture précise : secteur, niveau d’expérience, rythme des annonces et concurrence autour de vous.

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