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Rédaction Emploi Expat

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La Rédaction d'Emploi Expat réunit des spécialistes de la mobilité internationale, du droit du travail à l'étranger et de la fiscalité des non-résidents. Notre équipe décrypte les visas, contrats locaux, conventions bilatérales et démarches d'expatriation pour aider les cadres et salariés français à préparer leur départ et réussir leur carrière hors de France, avec des guides vérifiés et actualisés chaque année.

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Auteur/autrice : Rédaction Emploi Expat

  • Tourisme et métiers de bouche : les pistes pour travailler en Italie

    Tourisme et métiers de bouche : les pistes pour travailler en Italie

    Un citoyen de l’Union européenne peut travailler en Italie sans permis de travail. Mais pour décrocher un poste dans le tourisme ou les métiers de bouche, ce droit d’accès ne remplace ni un contrat ni les démarches locales.

    Le pays attire par ses grandes villes, de Rome à Milan, en passant par Turin et Gênes. Pour vous, le départ se joue d’abord sur une question simple : pouvez-vous être embauché et payé dans des conditions qui tiennent dans la durée ?

    Sans permis de travail, mais pas sans dossier administratif

    La dispense de permis concerne les citoyens de l’Union européenne. Elle enlève une formalité à l’embauche, mais elle ne supprime pas les papiers nécessaires pour vivre et travailler sur place.

    Au-delà de 3 mois de séjour, l’inscription à l’anagrafe de votre commune de résidence est demandée. Vous devez donc prévoir cette étape dès que votre installation dépasse une mission courte ou une période d’essai.

    Cette distinction évite beaucoup de malentendus. Le droit de travailler ouvre la porte ; l’inscription locale sert ensuite à installer votre situation dans la commune où vous résidez.

    Le codice fiscale ouvre la paie, les démarches et la vie courante

    Le codice fiscale est le numéro d’identification fiscale italien. Sans lui, la suite devient vite compliquée : il relie votre identité aux démarches qui entourent un emploi et votre présence dans le pays.

    La demande passe par le formulaire officiel modello AA4/8. L’attribution du numéro, la production de la carte et son envoi sont gratuits. C’est un détail utile quand une offre vous pousse à avancer des frais sans explication claire.

    L’Agenzia delle Entrate traite cette formalité. Le Centro Operativo di Pescara est indiqué à via Rio Sparto 21, 65100 Pescara. Mais votre projet ne doit pas se résumer à trouver une adresse : vérifiez surtout quand le numéro sera nécessaire dans votre parcours.

    40 heures et quatre semaines : le contrat mérite d’être lu avant le départ

    Selon le Ministère italien du Travail, la durée normale du travail est de 40 heures par semaine, sauf dispositions conventionnelles plus favorables. Selon Illizeo, le minimum légal est de 4 semaines de congés payés par an ; 26 jours ouvrables de congés peuvent s’appliquer selon la convention collective. Ces repères donnent une première lecture du rythme de travail, mais ils ne disent pas tout du poste proposé.

    Dans l’hôtellerie-restauration, vous aurez intérêt à regarder ce que le contrat précise sur les horaires, les repos et la période d’essai. Un intitulé séduisant ne compense pas une organisation quotidienne floue.

    Nous préférons un contrat clair à une promesse de mobilité trop large. Le temps de travail et les congés sont des données concrètes. Ils permettent de comparer une offre avec votre situation, pas seulement avec l’idée que vous vous faites de la destination.

    Le chômage à 7,54 en 2025 rappelle que l’embauche n’est jamais automatique

    Le chômage total est donné à 7,54 en 2025, tandis que le taux d’emploi atteint 51,17 en 2025. Ces chiffres ne permettent pas de prédire votre recrutement dans un restaurant, un hôtel ou une autre entreprise du secteur.

    Ils rappellent tout de même une réalité : un accès administratif plus simple ne garantit aucun poste. L’ancien constat d’un chômage franchissant régulièrement la barre des 10 % doit d’ailleurs être replacé dans le temps. Il figurait dans un article publié en décembre 2019.

    Pour vous, l’ordre des priorités reste net : ciblez une offre précise, puis mesurez les conditions du contrat et les démarches qui suivent. Partir avant d’avoir sécurisé ce point laisse trop de questions ouvertes.

    À Rome, Milan, Turin ou Gênes, le projet doit tenir aussi après l’embauche

    Ces quatre villes sont citées comme repères possibles pour une installation. Elles ne forment pas un même marché, et il serait trompeur de leur prêter les mêmes opportunités ou les mêmes conditions de travail.

    Vous pouvez en revanche utiliser ce choix de ville pour préparer les démarches dans le bon ordre : résidence, identification fiscale, contrat, puis protection sociale. C’est moins spectaculaire qu’une recherche d’offres. Mais c’est ce qui évite de repartir de zéro une fois sur place.

    La sécurité sociale suit le lieu où l’activité est exercée. Un salarié ou un indépendant travaillant sur le territoire italien relève obligatoirement du régime italien. Cela est conforme au principe rappelé par l’article 11, paragraphe 3, du règlement européen n° 883/04.

    Chômage et retraite : les papiers à garder avant de quitter la France

    Si vous avez travaillé en France, le document portable U1 sert à attester les périodes prises en compte pour l’ouverture des prestations de chômage. France Travail est l’institution compétente pour confirmer les périodes françaises.

    Ce document ne crée pas un droit à lui seul, mais il évite de laisser vos périodes de travail sans trace au moment où elles doivent être examinées. Gardez-le dans votre dossier, avec les pièces liées à votre emploi et à votre départ.

    Pour compléter la couverture française, la Caisse des Français de l’étranger est citée. Humanis l’est aussi pour la retraite complémentaire : vous devez lire ce qui est couvert, ce qui reste rattaché au régime local et ce que votre contrat prévoit réellement.

    Travailler dans le tourisme italien peut devenir un projet solide si le poste est déjà identifié et si les démarches suivent son calendrier. Le billet d’avion vient après le contrat, l’anagrafe et le codice fiscale. C’est moins romanesque, mais c’est ainsi qu’un départ reste praticable.

  • Recrutement international : les vérifications à faire avant d’embaucher à l’étranger

    Recrutement international : les vérifications à faire avant d’embaucher à l’étranger

    Un recrutement peut se bloquer avant même la signature du contrat si l’employeur n’a pas contrôlé le droit de travailler en France. Pour une start-up qui veut aller vite, cette vérification arrive souvent trop tard, alors qu’elle conditionne l’embauche.

    Le sujet a été remis en lumière dans un article publié le 12 juillet 2026 sur l’accélération des recrutements internationaux. Notre lecture est nette : la vitesse ne dispense jamais d’ouvrir le dossier administratif avant d’annoncer une arrivée à l’équipe.

    Avant l’embauche, le droit au travail doit être établi

    Lorsqu’un employeur recrute en France un salarié étranger non européen, il doit obtenir une autorisation de travail avant l’embauche, sauf si le visa ou le titre de séjour prévoit une dispense. Vous devez donc regarder le document présenté, mais aussi ce qu’il autorise concrètement.

    Le droit de résider et le droit d’exercer un emploi salarié ne se confondent pas toujours. Cette distinction paraît sèche sur le papier ; elle peut retarder un contrat, une prise de poste et toute l’organisation qui va autour.

    L’article L. 5221-8 du Code du travail, dont la version actuelle est entrée en vigueur le 1er mai 2008, impose à l’employeur de s’assurer de l’existence d’un titre autorisant l’activité salariée. Pour une jeune entreprise, traiter cette étape comme une simple formalité est une mauvaise méthode.

    Deux jours ouvrables avant l’embauche : le contrôle auprès de la préfecture

    L’employeur doit vérifier l’authenticité du titre de séjour auprès de la préfecture du lieu d’embauche au moins 2 jours ouvrables avant l’arrivée du salarié. Vous ne pouvez donc pas attendre la veille pour réunir les éléments nécessaires.

    Si la préfecture ne répond pas dans les deux jours ouvrables après la demande, l’obligation de vérification est réputée accomplie. Ce délai ne transforme pas le recrutement en feu vert automatique, mais il fixe un cadre précis pour l’employeur.

    Une exception existe lorsque l’étranger est inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi de France Travail. Là encore, mieux vaut identifier cette situation dès le début du processus, car elle évite de lancer une vérification qui ne s’applique pas.

    Le siège de l’employeur détermine le préfet à saisir

    L’article R. 5221-41 du Code du travail, entré en vigueur le 1er avril 2021, prévoit la saisine du préfet du département où l’établissement employeur a son siège. Vous devez vérifier ce point avant de déposer la demande, surtout si le recrutement est piloté loin du lieu où travaillera le salarié.

    La demande d’autorisation de travail se fait uniquement en ligne, via le service Étrangers en France. Cela allège la circulation des dossiers, mais ne remplace pas la vérification des informations transmises.

    La DRIEETS Île-de-France l’a rappelé dans une page publiée le 31 mars 2026 : elle n’est pas compétente pour traiter les dossiers de main-d’œuvre étrangère. Une entreprise qui adresse son dossier au mauvais interlocuteur perd du temps sans faire avancer l’embauche.

    Quels éléments conserver après l’autorisation ?

    Une fois le recrutement engagé, le type et le numéro d’ordre du titre autorisant à travailler doivent figurer dans le registre unique du personnel. Vous avez intérêt à intégrer cette saisie dans l’arrivée administrative du salarié, au même moment que les autres informations du contrat.

    Ce registre garde la trace de ce que l’employeur a contrôlé. C’est moins spectaculaire qu’une annonce de recrutement international, mais c’est la pièce qui évite que le dossier reste incomplet après la prise de poste.

    Un salarié détaché impose aussi une déclaration SIPSI

    Le détachement en France suit un autre chemin. Tout détachement doit faire l’objet d’une déclaration préalable par le téléservice SIPSI, et l’employeur établi à l’étranger doit désigner un représentant en France.

    Vous devez donc déterminer dès le départ si la personne est recrutée par l’entreprise française ou envoyée par un employeur étranger. Les deux situations peuvent aboutir à une mission en France, mais les démarches ne se rangent pas dans le même dossier.

    Paris concentre de nombreux projets de recrutement, mais la taille d’une ville ne simplifie aucune obligation. Le contrat peut être prêt, le candidat peut être attendu : sans contrôle du titre, autorisation lorsque requise et formalités adaptées au statut, le calendrier reste fragile.

    Recruter hors de France élargit le vivier, mais chaque embauche commence par une question moins glamour : la personne peut-elle travailler dans le cadre prévu ? Quand cette réponse est documentée avant l’offre finale, la croissance avance sur des bases qui tiennent.

  • CSIC, EvoEnzyme, laboratoires : l’immersion madrilène des apprentis en biotech

    CSIC, EvoEnzyme, laboratoires : l’immersion madrilène des apprentis en biotech

    Durant une semaine, au début de juillet 2026, les apprentis de la Licence Professionnelle Microbiologie Industrielle et Biotechnologies ont enchaîné visites et rencontres à Madrid. Le déplacement les a placés face à des équipes de recherche et à une entreprise tournée vers l’industrie. Pour vous qui préparez une carrière scientifique à l’international, cette proximité vaut plus qu’un simple changement de décor.

    L’actualité, publiée le 13 juillet 2026 par l’UFR Sciences du vivant de l’Université Paris Cité, raconte une mobilité courte mais très ciblée. Le fil est clair : voir où les biotechnologies se travaillent, entre laboratoires et développement de solutions industrielles.

    Une semaine à Madrid, entre instituts de recherche et entreprise biotech

    Les apprentis de la L3 ProMIB ont visité plusieurs instituts du Consejo Superior de Investigaciones Científicas, ainsi qu’EvoEnzyme. Vous ne découvrez pas un secteur de la même manière quand les lieux de recherche, les équipements et les personnes qui les font vivre deviennent concrets.

    Cette immersion relie deux réalités que l’on sépare trop souvent dans les parcours : la recherche et les applications attendues par l’industrie. Ici, les visites ne se limitaient pas à une présentation générale ; elles ouvraient l’accès à des structures identifiées et à leurs équipes.

    EvoEnzyme montre le versant industriel de l’ingénierie enzymatique

    L’entreprise visitée est présentée comme spécialisée dans l’ingénierie enzymatique et le développement de solutions pour l’industrie. Javier Viña et Juan Cerrolaza Martínez ont été cités lors de cette étape. Pour vous, l’intérêt est de mettre des visages et un cadre de travail derrière des compétences souvent abordées de façon très théorique.

    La présence d’une entreprise au programme évite de réduire les biotechnologies à leurs seuls laboratoires. Le lien avec l’industrie donne une lecture plus nette des débouchés possibles, sans promettre un recrutement ni dessiner un parcours tout tracé.

    Au CIAL, les équipements rendent le travail scientifique visible

    Le Instituto de Investigación en Ciencias de la Alimentación, rattaché au CSIC-UAM, faisait partie du séjour. Mónica Belvis Illescas et Danielle Doe y ont accueilli le groupe. Vous pouvez retenir un détail très concret : les infrastructures citées portent chacune un nom et une fonction dans l’environnement de recherche.

    SIMGI®, la BAT, Bioanalytical Techniques Unit, Novalindus et Multiomics ont été présentés aux apprentis. Cette liste n’a de sens que parce qu’elle montre la diversité des outils rencontrés au cours de la visite : un parcours en sciences du vivant se nourrit aussi de ces repères matériels.

    De la catalyse à la biologie : deux autres portes ouvertes aux apprentis

    L’Instituto de Catálisis y Petroleoquímica a accueilli le groupe avec Francisco Plou et Manuel Ferrer. Marcos Pita, Nieves López, Diana Maté et Marisela Vélez ont aussi apporté leur soutien à cette visite. Pour vous, cette pluralité d’interlocuteurs rappelle qu’une mobilité utile se construit souvent dans les échanges, pas seulement dans le nom d’un établissement.

    Le Centro de Investigaciones Biológicas Margarita Salas figurait également au programme, avec l’accueil de María del Carmen Fernández-Alonso. Ces deux étapes élargissent la vision du séjour : les apprentis ont circulé entre plusieurs champs et plusieurs manières d’organiser la recherche.

    Pourquoi cette mobilité parle aussi à un futur candidat international ?

    Parce qu’elle donne un aperçu direct de lieux professionnels situés hors de France, sans faire croire que le passage d’une visite à un emploi serait automatique. Vous pouvez y voir une méthode utile : identifier les environnements où vos compétences prennent forme, puis apprendre à décrire ce que vous y avez observé.

    Nous préférons ce type d’immersion aux promesses vagues sur « l’expérience internationale ». Ici, les apprentis ont rencontré des structures précises, des équipements cités et des personnes nommées. Cela donne de la matière pour parler d’un projet, à condition de rester fidèle à ce qui a été réellement vu.

    Le séjour madrilène ne remplace pas les démarches d’un départ

    Cette mobilité de début juillet 2026 ne publie aucune information sur un visa, le droit au travail, la fiscalité, la santé ou les conditions de séjour. Vous auriez tort d’y chercher une marche à suivre pour travailler à l’étranger : ce n’était pas l’objet de ces jours-ci.

    Son apport est ailleurs. Elle permet aux apprentis de la licence professionnelle de confronter leur formation à des instituts et à une entreprise. La recherche et l’innovation en biotechnologies étaient au cœur du programme dans cette ville.

    Une semaine ne décide pas d’une carrière internationale, et personne ne devrait lui faire dire cela. Mais après avoir vu des laboratoires, des infrastructures et des équipes à Madrid, vous ne racontez plus votre projet avec les mêmes mots. Le terrain laisse des repères, et ce sont eux qui restent quand il faut choisir la suite.

  • 68 % des conjoints cherchent un emploi : le défi des entreprises

    68 % des conjoints cherchent un emploi : le défi des entreprises

    68 % des conjoints interrogés ont recherché un emploi pendant l’expatriation, d’après le Baromètre Expat Communication 2023. Pourtant, les entreprises concentrent encore leur accompagnement sur le visa, le logement et la santé du salarié envoyé.

    Le décalage pèse sur toute la mobilité internationale. Quand la carrière du conjoint reste à l’arrêt, accepter une mission devient plus difficile, même avec un contrat solide et une installation bien préparée.

    66 % des expatriés vivent en couple : la mobilité se décide à deux

    Le Baromètre Expat Communication publié en décembre 2025 indique que 66 % des expatriés sont en couple et que 55 % ont des enfants. Une entreprise qui prépare le départ d’un seul salarié laisse donc souvent de côté une partie du projet de vie.

    Pour une mission envisagée, la question du poste du conjoint doit arriver avant la signature. Elle touche le revenu du foyer, mais aussi la place que chacun trouve une fois installé.

    Les liens affectifs peuvent pourtant tenir pendant le départ : 64 % des couples disent les voir se renforcer durant l’expatriation. Ce résultat ne gomme pas le besoin de travail du conjoint. Il rappelle qu’un projet partagé peut rester viable quand chacun conserve une perspective.

    Recherche d’emploi : presque un conjoint sur deux reste sans activité

    Parmi les conjoints interrogés en 2023, 48 % travaillaient pendant l’expatriation. Les autres avaient interrompu leur carrière ou cherchaient encore un emploi.

    Ce chiffre doit être lu sans raccourci. Chercher un poste ne garantit ni une embauche ni une continuité de carrière. Il faut parfois arbitrer entre le calendrier de la mission et celui d’une recherche d’emploi locale.

    La situation concerne surtout des femmes : les conjoints suiveurs sont majoritairement féminins, à 92 %. La mobilité d’un salarié peut donc prolonger des écarts professionnels déjà présents dans le couple, au lieu de les réduire.

    Une activité sur place protège-t-elle la carrière ?

    Chez les conjoints qui travaillaient durant l’expatriation, 45 % estimaient que leur carrière avait progressé. Le départ peut donc ouvrir un parcours professionnel. Cela vaut à condition que le poste trouvé corresponde à un projet et serve à combler une période d’installation.

    Mais le même taux, 45 %, déclarait une baisse de rémunération. Un emploi retrouvé ne suffit pas à conclure que l’équilibre financier du foyer est préservé.

    85 % des organisations aident déjà, mais souvent hors emploi

    85 % des organisations accompagnent les expatriés sur les volets logistiques et administratifs : visa, logement, santé. C’est utile, car ces démarches conditionnent l’installation. Elles ne remplacent pas une stratégie pour la carrière du partenaire.

    Le sujet mérite d’entrer dans la discussion avant le départ. Il est possible de demander ce que l’employeur prévoit pour une formation, une reprise d’activité ou la continuité des droits liés à une carrière interrompue.

    Alstom, récompensé par le Prix « conjoint-friendly » en décembre 2025, illustre une approche plus large. Implanté dans 63 pays, le groupe compte plus de 600 expatriés répartis dans 49 territoires.

    Cette logique traite le conjoint comme une personne avec un parcours, pas comme un simple accompagnant du salarié. Le visa et le logement règlent l’arrivée ; ils ne règlent pas les années qui suivent.

    Détachement ou expatriation : le calendrier social peut peser sur le couple

    Au sens de la sécurité sociale, l’expatriation n’a pas de durée limitée. Le détachement, lui, reste encadré dans le temps, et cette différence change la manière de préparer une interruption professionnelle ou un retour.

    Dans l’Union européenne, l’Espace économique européen et la Suisse, la durée initiale maximale est de 24 mois. Dans les États liés à la France par une convention de sécurité sociale, elle varie de 1 an à 5 ans selon la convention applicable.

    Hors mobilités couvertes par l’accord de retrait commencé avant le 01/01/2021, le détachement au Royaume-Uni est aussi limité à 24 mois, sans prolongation possible. Sans accord de sécurité sociale, le détachement au sens de la législation française peut aller jusqu’à 6 ans.

    Le conjoint peut-il travailler dans un autre pays de l’Union européenne ?

    Dans un autre État de l’Union européenne, un citoyen de l’Union n’a en règle générale pas besoin de permis de travail. Cette facilité administrative ne crée pas un emploi. Mais elle retire un frein qui peut compter dans le choix de la destination.

    Le statut du conjoint mérite donc d’être regardé pays par pays, en même temps que le contrat principal. Une mobilité courte et une expatriation sans limite de durée ne demandent pas le même niveau de préparation.

    Après une démission pour suivre son conjoint, le retour reste encadré

    La démission pour suivre un conjoint, partenaire de PACS ou concubin qui change de résidence pour un nouvel emploi à l’étranger peut être reconnue comme légitime pour l’ARE, sous trois conditions cumulatives. Ce cadre donne une option au moment du départ. Mais il faut vérifier que la situation y correspond.

    Le délai normal d’inscription à France Travail est de 12 mois après la fin du contrat. Pour l’accompagnement d’un conjoint à l’étranger, il peut être prolongé de trois années supplémentaires, jusqu’à 4 ans après la démission.

    Une entreprise qui veut sécuriser une mission doit préparer plus que la valise, le visa et le logement. La carrière du conjoint se prépare avant le départ, se suit pendant la mission et se reparle au retour. La mobilité tient souvent dans la durée à cette condition.

  • Entre Haïti et le Chili, protéger les enfants au-delà du regroupement familial

    Entre Haïti et le Chili, protéger les enfants au-delà du regroupement familial

    Les 25 juin 2026 et 29 juin 2026, deux réunions ont réuni l’Institut du Bien-Être Social et de Recherches et une délégation de la République du Chili. Elles portaient sur des enfants haïtiens engagés dans des démarches de mobilité internationale et de regroupement familial.

    Le sujet dépasse le départ lui-même. Quand un mineur change de pays ou rejoint sa famille, la protection doit suivre le dossier à chaque étape, et vous ne pouvez pas traiter l’autorisation de voyage comme une formalité isolée.

    Deux rencontres pour suivre des enfants en mobilité internationale

    La délégation chilienne était conduite par Manuel Rioseco, ambassadeur du Chili en Haïti, accompagné de Marco Aguayo Tamsec, envoyé spécial. Du côté de l’institut, Ariel Jeanty Villedrouin intervenait comme Directrice générale.

    Ces échanges ont ciblé des situations où mobilité internationale et regroupement familial se croisent. Pour les familles, cela rappelle une réalité très concrète : un projet de départ implique plusieurs adultes, plusieurs documents et parfois plusieurs administrations.

    Les autorités chiliennes ont indiqué que les enfants dont la situation avait soulevé des préoccupations avaient été localisés. Elles ont aussi précisé qu’ils se trouvaient en sécurité auprès de leurs familles.

    Cette information reste présentée par les autorités chiliennes. Elle montre tout de même pourquoi le suivi des mineurs ne doit pas s’arrêter au moment où un dossier de regroupement familial est engagé.

    Le regroupement familial ne suffit pas à clore la protection

    Un regroupement familial peut répondre à une situation familiale, mais il ne résume pas le parcours d’un enfant. Il faut aussi savoir qui l’accompagne, qui autorise son voyage et si les documents demandés correspondent bien à sa situation.

    Le contrôle des papiers protège d’abord l’enfant. Vous avez intérêt à vérifier chaque pièce avant le déplacement, car une autorisation incomplète peut bloquer une démarche déjà engagée par la famille.

    Dans ce dossier entre Haïti et le Chili, la discussion a donc porté sur des enfants déjà engagés dans des processus de mobilité. Le fait que leur localisation et leur sécurité aient été abordées place la protection au même niveau que la circulation des documents.

    Pourquoi la présence des deux parents est-elle demandée ?

    Pour le mandat d’autorisation de voyage d’un mineur, les deux parents ou tuteurs doivent être présents afin de signer. Cette règle lie directement le départ de l’enfant à l’accord des personnes qui l’accompagnent dans la démarche.

    Les passeports des deux parents ou tuteurs sont aussi demandés, avec deux copies de la première page. Vous devez prévoir ces copies au même moment que la présence des signataires, faute de quoi le mandat ne peut pas être traité dans les conditions publiées.

    L’accompagnant doit avoir au moins 18 ans

    Le mandat prévoit que l’accompagnant d’un mineur soit âgé d’au moins 18 ans. Cette exigence donne un cadre simple au voyage : l’enfant ne part pas avec une personne qui ne peut pas assumer ce rôle d’accompagnant.

    Elle ne remplace pas l’accord parental. Vous devez donc distinguer les deux éléments : d’un côté, les personnes qui signent le mandat ; de l’autre, l’adulte qui voyage avec le mineur.

    Cette séparation paraît basique, mais elle évite de confondre responsabilité familiale et accompagnement matériel du trajet. Dans les démarches internationales, ce sont souvent ces cases très concrètes qui demandent le plus d’attention.

    Jeudi : dépôt le matin, retrait l’après-midi

    Les demandes de mandat sont reçues le jeudi, de 9 h 00 à 13 h 00. Les mandats sont ensuite livrés le même jour, de 14 h 00 à 16 h 00.

    Le calendrier publié laisse peu de place à l’improvisation. Si vous préparez un voyage avec un enfant, il faut réunir les signatures, les passeports et les copies avant le créneau de dépôt.

    Les frais indiqués pour ce mandat sont de 10,00 USD. Ils sont annoncés comme payables à Banco de Chile, au compte 5-362-026-58-05, au nom de l’Ambassade d’Haïti.

    Quel ordre suivre avant de déposer le mandat ?

    Commencez par réunir les deux parents ou tuteurs pour la signature. Vérifiez ensuite les passeports et les deux copies demandées, puis assurez-vous que l’accompagnant a bien l’âge requis.

    Le paiement fait aussi partie du dossier. Vous évitez ainsi de découvrir, au moment du dépôt du jeudi, qu’un document ou qu’une condition liée au mandat manque encore.

    La coopération évoquée en juin 2026 ne promet pas un parcours sans difficulté. Elle rappelle une règle de bon sens : lorsqu’un enfant circule entre des pays dans le cadre d’un regroupement familial, sa sécurité dépend aussi de la précision des démarches. Un dossier clair protège mieux qu’un départ préparé dans l’urgence.

  • Investir depuis l’étranger : bâtir une stratégie adaptée à votre projet de vie

    Investir depuis l’étranger : bâtir une stratégie adaptée à votre projet de vie

    Le 25 juin 2026, l’atelier « Investir depuis l’étranger : par où commencer ? » ne comptait que 10 places. Ce format resserré disait bien le sujet : lorsqu’on vit hors de son pays, investir demande d’abord de remettre de l’ordre dans ses propres priorités.

    Nous partons d’un constat simple : un projet de placement ne se construit pas sur une idée séduisante ou sur le produit dont tout le monde parle. Il doit tenir avec votre projet de vie, vos dépenses et votre besoin de garder de l’argent disponible.

    Avant de choisir un placement, fixez l’usage de votre argent

    La première question porte sur l’objectif. Cherchez-vous à garder une réserve, à préparer un projet ou à placer une somme que vous n’aurez pas besoin d’utiliser tout de suite ? Sans cette réponse, comparer des solutions ne mène pas très loin.

    Nous vous conseillons aussi de poser votre horizon de placement. Un argent dont vous pourriez avoir besoin rapidement ne se gère pas comme une somme réservée à un projet plus lointain. Cette séparation évite de prendre des décisions dans l’urgence.

    Pourquoi le besoin de liquidité passe avant le rendement ?

    Parce qu’un investissement peut être difficile à récupérer au moment où vous en avez besoin. Le besoin de liquidité doit donc être écrit noir sur blanc dès le départ, au même niveau que l’objectif et la durée envisagée.

    Pour une personne expatriée, ce point prend une couleur particulière : le projet de vie peut bouger. Nous ne parlons pas d’instabilité permanente, mais d’une réalité à intégrer avant d’immobiliser une part trop large de votre épargne.

    Une réserve de 3 à 6 mois de dépenses avant d’aller plus loin

    Le repère cité par FemmExpat est une réserve de précaution équivalente à 3 à 6 mois de dépenses courantes. Ce n’est pas une promesse de sécurité absolue. C’est un cadre pour éviter que le moindre imprévu vous oblige à défaire un placement au mauvais moment.

    Nous préférons cette logique à la course au rendement. Une épargne disponible ne fait pas rêver, mais elle donne de la marge quand votre situation change ou quand une dépense arrive sans prévenir.

    Le montant doit rester lié à vos dépenses réelles. Vous pouvez donc partir de ce qui sort chaque mois, puis regarder si cette réserve vous laisse encore une capacité d’investissement qui ne fragilise pas vos projets proches.

    Les ETF diversifiés offrent une porte d’entrée plus lisible

    Pour débuter, les ETF diversifiés sont présentés comme une voie plus simple que le stock-picking, c’est-à-dire le choix d’actions une par une. L’intérêt est de ne pas faire reposer toute votre décision sur quelques entreprises que vous auriez sélectionnées vous-même.

    Nous ne les présentons pas comme une réponse automatique à tous les profils. Ils restent un outil à placer après le travail sur l’objectif, l’horizon et la disponibilité de votre épargne.

    Cette hiérarchie compte davantage que le vocabulaire financier. Si vous ne savez pas quand vous aurez besoin de l’argent, le produit choisi arrive trop tôt dans la discussion.

    Faut-il commencer par des actions individuelles ?

    Les actions individuelles demandent davantage de connaissances. Elles peuvent aussi impliquer davantage de risques ou de volatilité, comme le private equity, les matières premières et les cryptoactifs.

    Vous pouvez vous y intéresser, mais sans confondre curiosité et stratégie. Plus l’outil est complexe ou instable, plus il faut savoir pourquoi il a une place dans votre projet et quelle part vous acceptez de lui consacrer.

    Le rendez-vous de juin 2026 rappelait une règle utile : préparer avant d’agir

    Animé par Élisabeth Zambélis, présentée comme spécialiste de l’investissement et des finances en expatriation, l’atelier s’est tenu de 14 h 30 à 16 h 00, heure de Paris. Il était aussi annoncé à 7 h 30 à Bogota et Chicago, 8 h 30 à New York, puis 9 h 30 à Buenos Aires et São Paulo.

    L’inscription était obligatoire, même si la rencontre était gratuite. Les réservations sont depuis indiquées comme fermées, et les inscrits étaient invités à signaler tout désistement afin de libérer leur place.

    Ce rendez-vous, soutenu par Capuana Voyages, avait le mérite de poser les questions dans le bon ordre. Nous y revenons souvent : commencer par l’objectif, la durée et l’argent disponible évite de bâtir un portefeuille qui ne correspond pas à la vie que vous menez.

    Investir depuis l’étranger demande moins de certitudes que de méthode. Votre situation peut évoluer, vos priorités aussi ; gardez donc une réserve, choisissez un horizon cohérent et avancez sans mettre votre projet de vie au service d’un placement.

  • De Porto Rico à Nantes : le parcours international de la centrale Deja Robinson

    De Porto Rico à Nantes : le parcours international de la centrale Deja Robinson

    Deja Robinson arrive à Nantes après un parcours déjà passé par les États-Unis, la Finlande et Porto Rico. À 25 ans, la centrale américaine signe aux Neptunes de Nantes pour la saison 2026-2027, au moment où le club annonce son retour en Ligue A.

    Son recrutement traduit une ambition très nette : bâtir une équipe capable de retrouver vite ses repères au plus haut niveau. Elle portera le numéro 13 dès le premier match.

    De Porto Rico à la Ligue A, une recrue qui a déjà changé de continent

    La nouvelle centrale arrive des Atenienses de Manatí, à Porto Rico. Avant cette étape, son parcours l’avait menée des États-Unis vers la Finlande, puis dans les Caraïbes.

    Ce trajet montre une joueuse habituée à retrouver un vestiaire, des habitudes de jeu et un environnement nouveau. Pour une équipe qui se reconstruit, un profil qui découvre tout au moment de signer est rarement recherché.

    Originaire du New Jersey, elle a donc construit sa carrière loin de son point de départ. Cette mobilité lui donne une histoire sportive plus large qu’un simple passage d’un championnat à l’autre.

    Deux saisons en Finlande et un titre avec Puijo Wolley

    Son passage finlandais a duré deux saisons. Elle y a été championne de Finlande avec Puijo Wolley, un élément qui pèse dans la lecture de son arrivée.

    Un titre ne promet rien à lui seul pour la suite. Mais il indique qu’elle a déjà évolué dans un collectif qui a fini la saison au sommet, avec la pression et les exigences qui accompagnent ce type de parcours.

    À Nantes, cette expérience peut compter dans les moments où l’équipe devra rester stable. Le club recrute une taille, un poste et une joueuse qui a connu un objectif collectif atteint.

    Pourquoi le poste de centrale pèse dans le retour nantais

    La recrue évolue au poste de centrale. Dans une équipe, cette place se situe au cœur du jeu près du filet et demande des repères rapides avec les autres joueuses.

    Le retour en Ligue A rend ce recrutement plus lisible. Le club renforce une zone où la coordination compte dès les premiers échanges.

    Le choix paraît cohérent avec le contexte annoncé. Une centrale qui a déjà joué dans plusieurs pays apporte un vécu de l’adaptation, et ce vécu vaut souvent plus qu’une promesse trop vite emballée.

    Sixième arrivée : le recrutement prend une forme internationale

    Elle est présentée comme la sixième recrue nantaise. Parmi les arrivées déjà citées figurent la pointue canadienne Adriel Goodman et la réceptionneuse-attaquante Zóra Glemboczki.

    Ces profils ne jouent pas au même poste, mais ils dessinent un effectif composé au-delà des frontières françaises. Une ligne de recrutement assumée cherche des joueuses dont les trajectoires ont déjà traversé des championnats différents.

    La centrale devient aussi la 30e joueuse américaine à porter le maillot nantais. Cette continuité donne du relief à son arrivée, sans effacer ce qui fera la différence : sa place réelle dans le groupe et sa relation avec ses nouvelles partenaires.

    Une ancienne adversaire peut-elle aider à accélérer l’intégration ?

    Sarah Glynn fait partie des joueuses que la nouvelle Nantaise a affrontées à plusieurs reprises. Elles ne partiront donc pas totalement de zéro dans leur connaissance du jeu de l’autre.

    Cela ne remplace pas les automatismes d’un entraînement. Mais du temps est parfois gagné quand une joueuse connaît déjà les qualités, les habitudes et le rythme d’une future coéquipière.

    Sylvain Quinquis aura une centrale à intégrer, pas seulement à aligner

    Sylvain Quinquis, présenté comme son futur coach, devra transformer ce parcours international en repères collectifs. Le défi est concret : faire entrer une joueuse venue de Porto Rico dans une équipe qui retrouve la Ligue A.

    Le recrutement associe expérience de l’étranger et vécu d’un titre. Mais une saison ne se gagne jamais sur une fiche de parcours ; elle se construit dans les liens entre les postes, les choix du staf et la capacité du groupe à répondre présent.

    Pour les Neptunes, cette arrivée ouvre donc une séquence plus large qu’un simple transfert. Le maillot numéro 13 portera une joueuse déjà passée par plusieurs pays, mais c’est à Nantes que son parcours devra maintenant trouver son rythme, match après match.

  • Du campus au réseau mondial : 3 étapes pour les étudiants en IA mongols

    Du campus au réseau mondial : 3 étapes pour les étudiants en IA mongols

    Le 9 juillet 2026, à Oulan-Bator, Megazone Cloud et l’Université Khuree des technologies de l’information et de la communication ont signé un accord autour de la formation en IA et en informatique en nuage. Le programme promet un parcours qui va des cours aux stages, puis à des possibilités de recrutement à l’international. Pour les étudiants concernés, l’intérêt est clair : relier l’apprentissage à des besoins d’entreprises plutôt qu’à un cursus isolé.

    Mais il faut garder la mesure du projet. Aucune embauche, aucun volume de postes, aucun pays de destination ni droit au visa ne sont confirmés. Une opportunité de recrutement reste donc une piste à construire, pas un billet de départ.

    Le 9 juillet 2026, un accord pensé pour les besoins des entreprises

    L’accord a été signé pendant une délégation économique du gouvernement sud-coréen en Mongolie, organisée du 9 au 11 juillet 2026. Lee Ju-wan, président du conseil d’administration de l’entreprise, et Jeong Soon-hoon, président de l’université, figurent parmi les signataires.

    Les deux parties ont prévu de bâtir ensemble des formations en IA et en informatique en nuage à partir des besoins de l’industrie. Si vous êtes étudiant, cette formulation mérite qu’on s’y arrête : la formation vise des compétences attendues dans le travail, pas seulement un socle académique.

    Le communiqué publié le 10 juillet 2026 présente aussi une coopération sur l’IA souveraine mongole, la robotique et l’IA physique. Ces axes élargissent le terrain d’apprentissage. Ils ne disent pas encore quels métiers seront proposés à l’issue du cursus.

    Étape 1 : apprendre aussi à distance, sans réduire le parcours à un cours en ligne

    Une coopération d’enseignement à distance doit passer par une plateforme en ligne. Pour vous, cela peut faciliter l’accès à des contenus ou à des échanges qui ne seraient pas concentrés dans une seule salle de cours. Mais une plateforme ne remplace ni un programme précis, ni une expérience professionnelle.

    Le choix de l’enseignement à distance colle à l’ambition internationale affichée par les partenaires. Il peut aussi permettre d’articuler plus facilement la formation locale avec des intervenants ou des ressources extérieures. Là encore, les modalités concrètes ne sont pas détaillées.

    Nous retenons surtout une chose : un cursus utile à l’international doit rendre les compétences lisibles. Les intitulés de cours comptent moins que la capacité à expliquer ce que vous savez faire, sur quels outils et dans quel cadre de travail.

    Étape 2 : le stage prévu après le cursus doit servir de preuve professionnelle

    Les personnes ayant achevé le cursus en IA et informatique en nuage doivent pouvoir accéder à un programme de stages. C’est la partie la plus tangible du passage entre campus et emploi. Un stage permet de confronter une formation à des tâches, des délais et des attentes d’équipe.

    Pour un étudiant qui vise un recruteur hors de son pays, cette expérience peut peser davantage qu’une promesse générale de mobilité. Elle donne une ligne concrète à présenter dans une candidature. Vous devez donc regarder la qualité de la mission proposée, pas seulement le nom du programme.

    Que faut-il vérifier avant de compter sur ce stage ?

    Il faudra vérifier le contenu du stage, son encadrement et le lien avec la formation suivie. Les informations disponibles ne précisent ni sa durée, ni ses conditions, ni le nombre de personnes accueillies. Ces détails décideront pourtant de sa valeur sur un CV.

    Le projet évite l’écueil des formations sans débouché visible, car un stage est prévu dans le parcours. Mais le raccourci serait trompeur : stage prévu ne veut pas dire emploi garanti. Vous avez intérêt à demander ce qui est formalisé avant de bâtir un projet de départ autour de cette seule étape.

    Étape 3 : un réseau dans 10 pays, mais aucune destination garantie

    Les partenaires prévoient des possibilités de recrutement international reliées au réseau mondial de l’Alliance Megazone dans 10 pays. L’entreprise dispose elle aussi d’entités locales dans ces dix pays, Corée comprise. Le réseau existe donc, mais les destinations accessibles aux étudiants ne sont pas identifiées.

    Cette nuance sépare une perspective sérieuse d’une promesse trop large. Un réseau international peut ouvrir des contacts, des entretiens ou des stages. Il ne règle pas à lui seul le contrat, le permis de travail, la rémunération ou le droit de séjour que vous devrez sécuriser selon le pays visé.

    Avec plus de 2 000 experts en IA et informatique en nuage, plus de 8 000 entreprises clientes et plus de 200 partenaires logiciels, Megazone Cloud affiche un environnement professionnel étendu. Ce poids donne du relief au partenariat. Il ne permet pas de déduire un recrutement automatique pour les diplômés.

    L’Université Khuree veut relier ses 16 spécialités à un marché plus large

    L’établissement, aussi appelé Huree University of ICT, a ouvert en 2002 avec trois spécialités et 90 étudiants. Il compte maintenant quatre facultés et propose seize spécialités en licence. Son partenariat avec soixante-quatre universités sud-coréennes éclaire aussi la place prise par cette coopération.

    Pour vous, l’enjeu est moins de collectionner les partenariats que de savoir lequel débouche sur une compétence, un stage ou un contact professionnel identifiable. L’accord de juillet 2026 dessine ce chemin en trois temps, mais les portes de sortie restent à préciser.

    Le campus peut donc devenir un premier accès à un réseau mondial, à condition que chaque étape soit documentée : contenu des cours, conditions du stage, puis cadre réel du recrutement. Le projet ouvre une route. Pour travailler à l’étranger, il faudra encore savoir où elle mène et sous quel contrat.

  • Equity, fiscalité, contrat : les erreurs qui compliquent un recrutement à l’étranger

    Equity, fiscalité, contrat : les erreurs qui compliquent un recrutement à l’étranger

    Un recrutement peut se compliquer avant même le premier jour de contrat : en France, employer un étranger sans titre autorisant une activité salariée est interdit par l’article L. 8251-1 du Code du travail. Pour une start-up qui recrute à l’international, l’erreur coûte souvent du temps, une offre à reprendre et une arrivée à repousser.

    Nous voyons le même écueil dans beaucoup de projets : le profil semble disponible, mais son droit à travailler ne couvre pas le poste proposé. Vous devez donc vérifier le titre, sa durée et les limites qu’il impose avant de parler date de prise de fonction.

    Trois semaines d’offre peuvent bloquer un poste pourtant urgent

    Dans certains cas, l’offre doit avoir été publiée pendant 3 semaines consécutives auprès du service public de l’emploi, sans candidature répondant au poste. Cette publication doit aussi se situer dans les 6 mois qui précèdent le dépôt de la demande.

    Le calendrier du recrutement commence donc bien avant la signature. Si vous attendez d’avoir choisi votre candidat pour publier, vous risquez d’ajouter un délai administratif à une recherche déjà tendue.

    Les métiers en tension suivent un cadre cité par l’article R. 5221-20 du Code du travail. Mais cette mention ne dispense pas de lire les conditions applicables à votre poste.

    Une pénurie de candidats ne transforme pas automatiquement chaque embauche en dossier simple.

    À Paris, le titre doit être contrôlé avant l’embauche

    Avant l’embauche, l’employeur doit demander la vérification de l’authenticité du titre au moins 2 jours ouvrables avant la date effective d’arrivée. À Paris, cette vérification relève de la Préfecture de police de Paris.

    Le préfet dispose ensuite de 2 jours ouvrables pour notifier sa réponse, selon l’article R. 5221-42. Vous gagnez à garder cette étape visible dans votre planning.

    Elle ne se règle pas avec une simple copie de document reçue la veille.

    Cette précaution protège aussi la relation avec le candidat. Annoncer une date de début trop tôt, puis la décaler faute de contrôle, donne une impression de désordre dont une jeune entreprise se passerait volontiers.

    964 heures : le plafond qui limite un contrat étudiant

    Un titre « étudiant » autorise une activité salariée dans la limite de 60 % de la durée annuelle de travail, soit 964 heures. Au-delà, une autorisation de travail est requise.

    Le piège vient souvent du volume réel du poste. Vous pouvez vouloir faire évoluer une mission ponctuelle vers un emploi plus large, mais le contrat doit rester compatible avec le statut détenu au moment où il est exécuté.

    Pour un étudiant diplômé au grade de master, la carte ou l’APS « recherche d’emploi/création d’entreprise » s’accompagne aussi de conditions précises. Le diplôme doit avoir été obtenu dans l’année, et la rémunération doit être supérieure à 2 800,53 €.

    Contrat, saisonnier : chaque statut ferme une porte différente

    Les travaux saisonniers sont plafonnés à 6 mois par an. Ce cadre convient à une activité délimitée, mais il devient fragile si l’entreprise imagine déjà prolonger la collaboration sur le même rythme.

    Le titre « ICT » délivré par un autre État de l’UE offre un cas plus souple pour une mission en France de 90 jours au plus, sans autorisation de travail. Dès que la mission dépasse cette durée, le raisonnement doit être repris avant de promettre une installation ou un poste stable.

    L’IA accélère le tri, elle ne contrôle pas le droit au travail

    Le flux RSS indique que les entreprises utilisent l’IA en recrutement. Elle peut aider à trier des candidatures, mais elle ne remplace ni la lecture d’un titre ni le respect des délais liés à l’embauche.

    Les indicateurs de 2025 ne disent rien à eux seuls de la conformité d’un dossier individuel. Pour vous, le bon candidat reste celui dont les compétences et le statut permettent de signer dans le cadre prévu.

    Une start-up peut aller vite sur le produit, les entretiens et l’offre salariale. Mais un recrutement international se joue aussi dans une publication de trois semaines, un contrôle de titre et une limite d’heures. C’est moins spectaculaire qu’un outil de sélection, et beaucoup plus difficile à rattraper après coup.

  • InLife ouvre 3 bourses de mobilité internationale pour les étudiants en master

    InLife ouvre 3 bourses de mobilité internationale pour les étudiants en master

    La campagne 2026-2027 prévoit 3 bourses pour faire venir à Paris des étudiantes et étudiants de master inscrits dans des universités étrangères. L’appel est porté par InLife, l’Initiative Sciences aux interfaces du vivant de l’Alliance Sorbonne Université.

    Pour vous qui préparez une mobilité, le format mérite d’être lu avec précision : il vise une arrivée en France pour étudier, pas un départ depuis la France vers un autre pays. Cette différence change le public concerné et la façon d’aborder le projet.

    Trois bourses pour des masters venus d’universités étrangères

    Le nombre de places est limité à 3 bourses. Cela donne à cette campagne un cadre resserré : elle s’adresse à des étudiantes et étudiants de master rattachés à une université étrangère, avec un accueil prévu dans l’établissement parisien.

    Vous devez donc regarder d’abord votre situation universitaire. Être en master et venir d’une université étrangère font partie du public indiqué ; les autres conditions de candidature ne sont pas détaillées à ce stade.

    Cette bourse relève de la mobilité internationale entrante. Elle peut intéresser un étudiant qui cherche à poursuivre un parcours académique en France, mais elle ne dit rien, à elle seule, d’un droit au travail, d’un contrat ou d’un financement complémentaire.

    Pourquoi l’accueil à Paris ne suffit pas à préparer un séjour

    Sorbonne Université, située à Paris, accueille les bénéficiaires envisagés par l’appel. La ville et l’université constituent le lieu d’arrivée ; elles ne renseignent pas encore sur les conditions matérielles du séjour.

    Vous aurez besoin de distinguer l’annonce de la bourse et l’organisation concrète de votre mobilité. Le montant attribué, la durée des séjours et les éventuels frais couverts ne sont pas confirmés.

    C’est une limite nette. Une bourse annoncée sans montant ni durée ne permet pas encore de bâtir un budget, ni de savoir si elle couvre une partie ou l’ensemble des dépenses liées à l’installation.

    Peut-on déjà préparer un dossier de candidature ?

    Vous pouvez repérer si votre profil correspond au niveau de formation demandé et si votre université se situe bien hors de France. Mais les pièces à fournir, la procédure de dépôt et les dates limites ne sont pas précisées.

    Nous éviterions donc de confondre intérêt pour l’appel et dossier prêt à déposer. Sans calendrier ni liste de documents, impossible de fixer une échéance ou de promettre qu’une démarche administrative est complète.

    Une université créée en 2018, avec trois facultés à repérer

    L’université d’accueil a été créée en 2018. Elle réunit la Faculté des sciences et ingénierie, la Faculté des lettres et la Faculté de santé.

    Pour vous, cette organisation donne un premier repère académique. Elle ne permet pas encore d’identifier une formation, un laboratoire ou une discipline visée par les trois bourses, car ces éléments ne sont pas confirmés.

    La prudence est justifiée : une mobilité internationale se prépare autour d’un projet d’études précis, mais l’appel présenté ici ne décrit pas encore les critères d’évaluation. Nous ne pouvons donc pas déduire quel profil serait prioritaire.

    Sans montant ni calendrier, la décision reste suspendue

    Les informations manquantes portent sur la durée, le financement et les modalités de candidature. Or ce sont elles qui permettent à un étudiant de décider si une mobilité peut être financée et organisée dans des délais réalistes.

    Vous pouvez retenir le périmètre : trois étudiants de master issus d’universités étrangères doivent être accueillis à Paris durant la campagne 2026-2027. Pour le reste, mieux vaut attendre les précisions plutôt que de remplir des formulaires au hasard ou d’engager des dépenses trop tôt.

    À qui cette annonce peut-elle servir ?

    Elle donne une piste aux étudiants en master déjà inscrits hors de France et intéressés par un accueil au sein de l’établissement. Elle sert aussi aux équipes universitaires qui accompagnent ces mobilités et doivent identifier les possibilités de financement.

    Le projet existe, mais ses contours pratiques restent à publier. Dans une mobilité internationale, l’enthousiasme aide à ouvrir une porte ; ce sont ensuite le montant, la durée et le dossier demandé qui décident si l’on peut réellement la franchir.