Mathilde Ollivier : portrait de la sénatrice des Français de l’étranger

Mathilde Ollivier : portrait de la sénatrice des Français de l’étranger

Mathilde Ollivier : qui est la sénatrice qui défend les Français expatriés

Élue sénatrice en 2023 pour représenter les Français établis hors de France, Mathilde Ollivier est l’une des voix politiques les plus actives sur les sujets d’expatriation, de scolarité à l’étranger et de fiscalité des non-résidents. Son profil tranche avec celui des élus historiques : jeune, active sur les réseaux sociaux, ex-militante associative à Vienne, elle incarne une nouvelle génération de représentants. Pour les expatriés français qui cherchent à comprendre qui défend leurs intérêts au Parlement, son parcours et ses prises de position méritent un éclairage.

Parcours et formation

Née en 1991, Mathilde Ollivier est diplômée de Sciences Po et de l’École polytechnique fédérale de Zurich. Avant son élection, elle a vécu plusieurs années en Autriche, où elle a coordonné des initiatives associatives auprès de la communauté francophone et participé à des programmes de solidarité européens. Cette expérience de terrain, en tant qu’expatriée elle-même, a nourri sa connaissance concrète des problématiques de mobilité internationale. Elle a notamment été conseillère consulaire à Vienne avant son passage au Sénat.

Élection au Sénat

Le 24 septembre 2023, Mathilde Ollivier est élue sénatrice représentant les Français établis hors de France sur la liste de gauche conduite par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale. Ce mode d’élection particulier passe par le collège des conseillers consulaires et des délégués des Français de l’étranger. Elle siège au sein du groupe écologiste solidarité et territoires et travaille principalement sur les commissions des affaires étrangères et de l’aménagement du territoire.

Ses dossiers prioritaires

Plusieurs thématiques structurent son action parlementaire. La scolarité française à l’étranger figure en tête de ses combats, avec une attention particulière aux établissements AEFE et aux familles modestes qui peinent à payer les frais de scolarité. Elle plaide pour une revalorisation des bourses scolaires et une meilleure articulation entre l’enseignement français à l’étranger et le système national. La protection sociale des expatriés, en particulier l’accès à la CFE (Caisse des Français de l’Étranger), constitue un autre axe majeur.

Fiscalité des non-résidents

Sur la fiscalité, Mathilde Ollivier défend une simplification du régime des non-résidents et une meilleure information sur les obligations déclaratives. Elle a déposé plusieurs amendements concernant les conventions fiscales bilatérales et l’imposition des revenus de source française perçus par les Français vivant à l’étranger. Son objectif est d’éviter les doubles impositions injustes et de clarifier des règles souvent perçues comme illisibles par les expatriés.

Solidarité avec l’Ukraine

Présente sur le terrain pendant la crise migratoire ukrainienne en Autriche, Mathilde Ollivier a fait de la solidarité européenne avec l’Ukraine un point fort de son discours. Elle s’est rendue à plusieurs reprises à la frontière ukraino-polonaise et a témoigné des actions des associations francophones à Vienne dans l’accueil des réfugiés ukrainiens. Ses prises de parole publiques abordent à la fois la dimension humanitaire et géopolitique de cette crise.

Engagement écologique

Membre du groupe écologiste, elle promeut une approche environnementale dans ses dossiers : transition énergétique des établissements scolaires français à l’étranger, mobilité durable des consulats, intégration des objectifs de développement durable dans la diplomatie économique. Son discours associe régulièrement expatriation et responsabilité environnementale.

Représentation des Français de l’étranger

La sénatrice rappelle régulièrement que la communauté des Français établis hors de France compte plus de 1,7 million de personnes inscrites au registre consulaire, mais probablement plus de 3 millions au total avec les non-inscrits. Cette population diverse, étendue sur tous les continents, présente des besoins très différents : retraités au Maroc, jeunes actifs à Singapour, familles binationales en Allemagne, étudiants au Canada. La complexité de cette représentation est l’un des défis majeurs de son mandat.

Communication directe

Mathilde Ollivier utilise activement les réseaux sociaux pour rendre compte de son action. Newsletter, podcasts (notamment avec le Conseil des Français de l’étranger), interviews radio et présence sur Instagram et LinkedIn lui permettent de toucher les expatriés directement, sans passer par les médias traditionnels. Cette communication directe est une nouveauté pour une élue des Français de l’étranger et inspire d’autres parlementaires.

Positions politiques structurantes

Sur l’éducation, elle défend l’idée que l’école française à l’étranger doit rester accessible aux classes moyennes, sans dérive vers des tarifs élitistes. Sur la santé, elle soutient une réforme de la CFE pour faciliter l’adhésion des familles modestes et des étudiants. Sur la nationalité, elle a pris position en faveur du maintien d’un accès facilité à la nationalité française pour les enfants binationaux nés à l’étranger.

Travail législatif

Depuis son élection, elle a co-déposé une vingtaine de propositions de loi et plus d’une centaine d’amendements, principalement dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la fiscalité. Plusieurs de ses amendements ont été adoptés, notamment sur la simplification des procédures consulaires et l’aide à l’inscription au registre. Son travail en commission est généralement salué pour sa technicité et sa connaissance des dossiers de terrain.

Critiques et débats

Comme tout élu, Mathilde Ollivier suscite des débats. Sa proximité avec la gauche écologiste ne fait pas l’unanimité dans une communauté expatriée diverse, qui inclut des cadres internationaux libéraux et des retraités plus conservateurs. Sa jeunesse et son style direct provoquent parfois des réactions sur les réseaux sociaux. Elle revendique cependant un travail au-delà des clivages, sur des dossiers concrets qui touchent tous les expatriés indépendamment de leurs opinions.

Disponibilité auprès des expatriés

Mathilde Ollivier organise régulièrement des permanences virtuelles et des déplacements dans les pays où vivent des communautés françaises importantes. Berlin, Vienne, Bruxelles, Madrid, Londres, Genève et plusieurs capitales d’Amérique du Sud et d’Asie ont accueilli ses visites de terrain. Cette disponibilité physique, rare pour un sénateur en raison des distances, contribue à son ancrage auprès de la communauté.

Comment la contacter

Pour les Français de l’étranger qui souhaitent saisir leur sénatrice d’un dossier, plusieurs canaux existent. Le site du Sénat dispose d’une page personnelle avec coordonnées et collaborateurs. La permanence parisienne reçoit le courrier officiel. Pour les questions techniques (fiscalité, scolarité, retraite), elle conseille de passer d’abord par le consulat ou par un conseiller des Français de l’étranger local, qui peut ensuite relayer l’affaire si nécessaire au cabinet sénatorial.

Sources fiables

Les ressources officielles à consulter pour suivre son action sont le site du Sénat (senat.fr), le journal officiel pour les amendements et propositions de loi, et son site personnel mis à jour régulièrement. Les podcasts du Conseil des Français de l’étranger, où elle intervient régulièrement, constituent une bonne entrée pour comprendre ses positions sur les dossiers en cours. Les associations de Français à l’étranger relaient également ses prises de position.

Conclusion : une voix qui compte

Mathilde Ollivier représente une nouvelle génération d’élus des Français de l’étranger, ancrée dans le terrain associatif, formée aux enjeux contemporains, active sur les nouveaux canaux de communication. Pour les expatriés qui s’intéressent aux politiques publiques qui les concernent, son mandat offre un point d’observation intéressant des évolutions parlementaires sur les sujets de mobilité internationale. Suivre ses interventions permet de comprendre les dossiers en débat et les arbitrages à venir sur la scolarité, la fiscalité et la protection sociale des Français à l’étranger.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *