Travailler en Australie quand on est français : visas de travail et démarches 2026

Vue sur le port et les gratte-ciel de Sydney en Australie

Le PVT est la porte d’entrée la plus connue pour l’Australie, mais il ne dure qu’un à trois ans. Pour s’installer durablement, il faut viser les visas de travail qualifié : visas à points sans sponsor, visas sponsorisés par un employeur, ou résidence permanente. En 2026, ces voies restent ouvertes aux Français, avec des seuils de salaire relevés et une sélection serrée. Voici comment elles fonctionnent.

PVT ou visa de travail durable ?

Le PVT Australie convient pour découvrir le pays et travailler un à deux ans, avec la règle des six mois maximum par employeur. Pour rester et construire une carrière, il faut basculer vers un visa qualifié : soit sponsorisé par une entreprise, soit obtenu via le système à points, soit la résidence permanente. Beaucoup de Français enchaînent d’ailleurs PVT, puis visa sponsorisé, puis résidence.

Les principaux visas qualifiés

  • Skilled Independent 189 : visa de résidence permanente à points, sans sponsor, pour les moins de 45 ans dont le métier figure sur la liste des professions qualifiées, avec un minimum de 65 points.
  • Skilled Nominated 190 : même logique, mais avec une nomination par un État ou territoire qui a besoin de votre métier (souvent +5 points).
  • Skills in Demand (ex-482) : visa temporaire sponsorisé par un employeur, jusqu’à quatre ans, avec un flux Core Skills et un flux Specialist Skills.
  • Employer Nomination Scheme 186 : visa de résidence permanente, généralement après un 482, nécessitant un employeur et au moins trois ans d’expérience dans le métier.

Le système à points SkillSelect

Pour les visas 189 et 190, il faut soumettre une déclaration d’intérêt (EOI) et atteindre au moins 65 points, sans garantie d’invitation : pour les métiers populaires comme l’informatique, la barre réelle est souvent bien plus haute. Les points se cumulent sur plusieurs critères :

  • Âge : 25 à 32 ans = 30 points (le maximum) ; 33-39 ans = 25 ; 40-44 ans = 15 ; 45 ans et plus = 0.
  • Anglais : niveau « proficient » (IELTS 7) ≈ 10 points ; « superior » (IELTS 8) ≈ 20 points.
  • Expérience : jusqu’à 20 points selon les années, avec un bonus pour l’expérience acquise en Australie.
  • Diplôme : doctorat ≈ 20 points, master ou licence ≈ 15, qualification technique ≈ 10.

Les seuils de salaire 2026

Les visas sponsorisés imposent un salaire minimum, indexé chaque année. Pour le flux Core Skills du Skills in Demand, le seuil est de 76 515 AUD/an jusqu’au 30 juin 2026, puis 79 499 AUD/an à partir du 1er juillet 2026. Le flux Specialist Skills passe de 141 210 à 146 717 AUD/an. Ce plancher Core Skills sert aussi de référence pour de nombreux dossiers de résidence ENS 186. Les frais gouvernementaux du visa 186 tournent autour de 4 910 AUD pour le demandeur principal.

Reconnaissance des qualifications et secteurs qui recrutent

Pour les visas à points, une évaluation des compétences (skills assessment) par un organisme agréé est obligatoire — Engineers Australia, ACS pour l’informatique, CPA ou CA pour la comptabilité — pour un coût typique de 500 à 1 500 AUD. Les secteurs les plus demandés en 2026 sont la santé (médecins, infirmiers, paramédicaux, notamment en région), l’éducation, la tech et la cybersécurité, la finance et la comptabilité, l’ingénierie et les énergies renouvelables, ainsi que plusieurs métiers techniques. Voyez les métiers qui recrutent à l’étranger pour cadrer votre profil.

Fiscalité et santé

Pour travailler, il faut un Tax File Number (TFN) ; sans lui, la retenue à la source est bien plus élevée. La présence d’au moins 183 jours dans l’année fiscale entraîne en général la résidence fiscale australienne, qui ouvre droit à un abattement d’environ 18 200 AUD de revenus non imposés. Les titulaires d’un visa temporaire sponsorisé n’ont pas automatiquement accès à Medicare et doivent en général souscrire une assurance santé privée, condition d’octroi du visa. Pour la part liée à la France, consultez la fiscalité du non-résident.

Questions fréquentes

Peut-on passer du PVT à un visa de travail ?

Oui, c’est une trajectoire classique : trouver pendant le PVT un employeur prêt à sponsoriser un Skills in Demand sur un métier en demande, puis viser la résidence ENS 186 après deux à trois ans.

À partir de quel âge est-ce bloqué ?

Après 45 ans, le système à points n’attribue plus de points d’âge, ce qui rend les visas 189 et 190 quasi inaccessibles. La voie sponsorisée reste possible, mais dépend de l’employeur.

Pour comparer, voyez nos guides salaires d’expatriation, emploi expatrié et la liste des pays faciles pour immigrer.

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