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  • Convention fiscale bilatérale France : double imposition et 120 pays 2026

    Convention fiscale bilatérale France : double imposition et 120 pays 2026

    Une convention fiscale bilatérale est un traité international conclu entre deux États pour répartir le droit d’imposer les revenus et le patrimoine. La France figure parmi les pays au réseau conventionnel le plus dense au monde, avec plus de 120 conventions en vigueur en 2026. Pour l’expatrié, ce maillage conditionne la fiscalité du salaire, des dividendes, des pensions et du patrimoine. Ce guide synthétise les principes, les méthodes d’élimination de la double imposition et le rôle de l’article 4 B du Code général des impôts (CGI), à partir des sources officielles : Légifrance, BOFiP-Impôts, impots.gouv.fr et modèle OCDE.

    Principe d’une convention fiscale bilatérale

    Une convention fiscale bilatérale est un accord international ratifié entre deux États souverains, destiné à éviter la double imposition juridique des mêmes revenus (et, le cas échéant, du patrimoine) dans le chef d’un même contribuable. Elle répartit le droit d’imposer entre l’État de la source et l’État de la résidence, et organise la prévention de l’évasion fiscale via l’échange de renseignements.

    En droit français, ces conventions ont une valeur supérieure à la loi interne : l’article 55 de la Constitution du 4 octobre 1958 dispose que « les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois ». Lorsque la convention et le CGI divergent, la convention prévaut.

    La quasi-totalité des conventions signées par la France s’inspirent du modèle OCDE de convention fiscale concernant le revenu et la fortune, publié en 1963 et régulièrement actualisé (versions 2014, 2017, mises à jour BEPS). Il fournit une structure standard : résidence, établissement stable, dividendes, intérêts, redevances, gains en capital, revenus d’emploi, pensions, et méthodes d’élimination. Certaines conventions avec des pays en développement s’appuient sur le modèle ONU, plus favorable à l’État de la source.

    Conventions françaises : 120+ pays signés

    La France a conclu plus de 120 conventions fiscales bilatérales en vigueur, couvrant tous les continents. Le réseau est consultable sur le portail impots.gouv.fr (rubrique International — Particulier) et sur le site du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Quelques exemples non exhaustifs :

    • Europe : les 27 États membres de l’Union européenne (Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Pologne, etc.), Royaume-Uni, Suisse, Norvège, Islande, Liechtenstein, Andorre, Monaco.
    • Amériques : États-Unis, Canada, Mexique, Brésil, Argentine, Chili, Colombie, Équateur, Venezuela.
    • Asie et Moyen-Orient : Chine, Japon, Corée du Sud, Inde, Singapour, Hong Kong, Vietnam, Thaïlande, Indonésie, Malaisie, Philippines, Émirats arabes unis, Qatar, Arabie saoudite, Israël.
    • Afrique : Maroc, Tunisie, Algérie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Gabon, Afrique du Sud, Égypte.
    • Océanie : Australie, Nouvelle-Zélande.

    À l’inverse, certains pays restent hors convention avec la France, exposant à un risque de double imposition non éliminée par traité : Cuba, Iran, Afghanistan, plusieurs États insulaires du Pacifique. Seul un mécanisme unilatéral du droit interne français peut, dans des cas limités, atténuer la charge. Toute expatriation vers un pays hors convention exige une analyse préalable approfondie.

    Mécanismes anti-double imposition

    Les conventions fiscales s’inspirent des deux méthodes prévues par le modèle OCDE (articles 23 A et 23 B) pour neutraliser la double imposition juridique.

    Méthode de l’exemption. L’État de résidence n’impose pas le revenu déjà taxé dans l’État de la source. Deux variantes :

    • Exemption intégrale : le revenu étranger est totalement écarté du calcul de l’impôt français.
    • Exemption avec progressivité (la plus fréquente dans les conventions françaises) : le revenu étranger n’est pas imposé en France, mais il est inclus dans le calcul du taux effectif appliqué aux autres revenus de source française. Le contribuable subit le barème comme s’il avait perçu l’ensemble en France, sur la seule fraction française. Mécanisme codifié notamment à l’article 197 C du CGI.

    Méthode du crédit d’impôt (imputation). L’État de résidence impose le revenu mondial mais accorde un crédit d’impôt égal à l’impôt acquitté à l’étranger, dans la limite de l’impôt français correspondant au même revenu (imputation ordinaire). Le contribuable supporte au final l’impôt le plus élevé des deux pays. Cette méthode est utilisée par les conventions plus récentes ou rénovées, en particulier pour les dividendes, intérêts et redevances.

    MéthodePrincipeExemples de conventionsImpact pour l’expatrié
    Exemption avec progressivitéRevenu étranger exclu de l’assiette française mais retenu pour le taux moyenAllemagne, Belgique (selon nature de revenu)Salaire d’expatrié non taxé en France, mais relève le taux applicable aux autres revenus
    Crédit d’impôt égal à l’impôt étrangerImputation de l’impôt local sur l’impôt français correspondantMaroc, Sénégal, plusieurs conventions africaines anciennesCharge fiscale finale alignée sur le plus élevé des deux pays
    Crédit d’impôt égal à l’impôt françaisCrédit accordé dans la limite de l’impôt français théorique sur ce revenuÉtats-Unis, Royaume-Uni (selon catégories)Élimination effective de la double imposition dans la plupart des cas
    Méthode mixteExemption pour certains revenus, crédit pour d’autresChine, Inde, SingapourAnalyse revenu par revenu indispensable
    Méthodes anti-double imposition prévues par le modèle OCDE et déclinées dans les conventions françaises. Source : BOFiP-Impôts, série BOI-INT-CVB par pays.

    Une règle subsidiaire figure dans la plupart des conventions : si un revenu n’entre dans aucune catégorie explicitement traitée, il est imposable dans l’État de résidence du bénéficiaire. La qualification du revenu (salaire, pension, dividende, redevance) précède toujours l’application de la méthode d’élimination.

    Résidence fiscale : article 4 B du CGI

    L’article 4 B du Code général des impôts définit la résidence fiscale française. Sont considérées comme ayant leur domicile fiscal en France les personnes qui remplissent l’un au moins des critères suivants :

    • Foyer ou lieu de séjour principal en France (résidence habituelle de la famille ou présence physique plus de 183 jours sur l’année).
    • Activité professionnelle exercée en France, salariée ou non, sauf à justifier qu’elle est exercée à titre accessoire.
    • Centre des intérêts économiques en France (siège des affaires, principaux investissements, source principale des revenus).
    • Dirigeants d’entreprises au siège français réalisant plus de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel : présomption d’activité principale en France.
    • Agents de l’État en service à l’étranger non soumis à un impôt personnel sur l’ensemble de leurs revenus localement : maintien du domicile fiscal français.

    Ces critères s’apprécient de manière alternative : un seul suffit, en droit interne, à qualifier le domicile fiscal français. Lorsqu’un contribuable est considéré comme résident des deux États au regard de leurs droits internes, la convention applique une cascade de critères (foyer d’habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité, procédure amiable) inspirée de l’article 4 du modèle OCDE. La résidence conventionnelle prévaut alors sur l’article 4 B du CGI pour l’application du traité.

    Utilité pratique pour l’expatrié

    Pour le candidat à l’expatriation, la convention bilatérale conditionne plusieurs démarches déclaratives auprès de la DGFiP et de l’administration fiscale du pays d’accueil.

    • Déclaration en année de départ : déclaration 2042 pour la période de résidence française, et 2042-NR pour les revenus de source française perçus après le départ (loyers, dividendes, plus-values immobilières françaises, pensions versées par un débiteur français).
    • Formulaire 5000-SD — Attestation de résidence : justifie de la qualité de résident fiscal du pays partenaire pour bénéficier des taux réduits ou exonérations conventionnels sur dividendes, intérêts et redevances de source française. À faire viser par l’administration fiscale du pays d’accueil.
    • Formulaires 5001-SD (dividendes), 5002-SD (intérêts), 5003-SD (redevances) : annexes au 5000-SD, à transmettre à l’établissement payeur français.
    • Convention France — États-Unis : formulaires complémentaires côté américain (W-8BEN pour le bénéficiaire effectif non-résident), attestation de résidence côté français.
    • Service des impôts des particuliers non-résidents (SIPNR), situé à Noisy-le-Grand, interlocuteur unique de l’expatrié non-résident pour la déclaration et le recouvrement.

    L’expatrié doit notifier son changement d’adresse, mettre à jour son espace sur impots.gouv.fr et conserver les justificatifs d’imposition étrangère (avis, certificats de retenue à la source) pour la durée du délai de reprise de l’administration.

    Pour aller plus loin

    Les conventions fiscales bilatérales s’articulent étroitement avec la structure du contrat d’expatriation, l’analyse du salaire d’expatrié et le choix du pays de destination. Le réseau conventionnel pèse aussi sur la stratégie globale de recherche d’emploi à l’étranger : un pays sans convention impose une analyse fiscale renforcée avant signature.

    Avertissement — Cet article présente le cadre général 2026 des conventions fiscales bilatérales françaises. La fiscalité internationale dépend de la qualification précise des revenus, de la convention applicable et de la situation personnelle du contribuable. Pour toute situation fiscale individuelle, consulter un expert-comptable, un avocat fiscaliste ou la Direction générale des finances publiques (DGFiP — Service des impôts des particuliers non-résidents).

    Sources officielles 2026 : Code général des impôts, article 4 B (legifrance.gouv.fr) ; Bulletin officiel des finances publiques — Impôts, série BOI-INT-CVB conventions internationales bilatérales (bofip.impots.gouv.fr) ; portail international des particuliers (impots.gouv.fr) ; ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (diplomatie.gouv.fr) ; modèle de convention fiscale OCDE concernant le revenu et la fortune (oecd.org) ; Constitution du 4 octobre 1958, article 55.

  • Sécurité sociale pour expatrié : CFE, CPAM et conventions bilatérales 2026

    Sécurité sociale pour expatrié : CFE, CPAM et conventions bilatérales 2026

    La sécurité sociale du Français qui s’installe à l’étranger relève d’une logique distincte de la résidence fiscale. L’article 4 B du Code général des impôts définit le domicile fiscal, mais ne conditionne pas l’affiliation au régime général. Dès qu’un Français quitte la France pour une activité professionnelle hors détachement, il perd son affiliation à l’Assurance Maladie (CPAM). Trois leviers permettent de conserver une couverture : adhésion volontaire à la Caisse des Français à l’Étranger (CFE), application d’une convention bilatérale, ou statut de détaché. Ce guide synthétise les règles 2026 à partir des sources officielles : CFE, CLEISS, URSSAF, Ameli et Info-Retraite.

    Principes de la sécurité sociale en expatriation

    La résidence fiscale au sens de l’article 4 B du CGI (foyer, séjour principal, activité professionnelle, centre des intérêts économiques) ne se confond pas avec l’affiliation à la Sécurité sociale. Un détaché peut être non-résident fiscal tout en cotisant en France ; un résident fiscal peut relever d’un régime étranger. L’affiliation suit le lieu d’exercice effectif de l’activité, sauf dérogation.

    À compter de la prise de fonctions à l’étranger sans détachement, l’expatrié sort du régime général. Conséquences :

    • Prestations en nature (remboursement de soins) : suspension CPAM, hors séjour temporaire dans l’UE/EEE/Suisse via la carte européenne d’assurance maladie (CEAM).
    • Indemnités journalières maladie, maternité, paternité : suspendues, faute d’affiliation au régime obligatoire.
    • Invalidité et accidents du travail : non couverts par la CPAM pendant l’expatriation.
    • Retraite de base : interruption de la validation automatique des trimestres, sauf adhésion volontaire CFE ou application d’une convention bilatérale.
    • Allocations familiales : non versées si la famille ne réside plus en France.

    La distinction détachement (maintien du rattachement français) / expatriation (sortie du régime français) détermine le régime applicable, indépendamment de la qualification fiscale du contrat.

    CFE : la Caisse des Français à l’Étranger

    La CFE est un établissement public administratif sous tutelle des ministères de la sécurité sociale et du budget. Elle propose une adhésion volontaire aux Français résidant hors de France. Elle couvre maladie-maternité, accidents du travail et maladies professionnelles, et propose l’assurance volontaire vieillesse pour valider les trimestres de retraite.

    L’offre 2026 est structurée en cinq catégories selon l’âge et la zone d’expatriation. Tarifs ci-dessous : cotisation mensuelle de base, adhérent individuel, hors options.

    Catégorie CFEProfil cibléTarif 2026 (EUR/mois, à partir de)
    FrancExpatExpatriés ayant besoin d’une couverture lors de séjours en France46
    JeunExpatExpatriés de moins de 30 ans57
    MondExpatExpatriés actifs de plus de 30 ans, monde entier hors zones spécifiques87
    SeniorExpatRetraités expatriés147
    EmiratExpatExpatriés résidant aux Émirats arabes unis196
    Tarifs CFE 2026 — Source officielle : www.cfe.fr. Cotisations indicatives susceptibles d’évoluer selon les options et la composition familiale.

    L’adhésion CFE n’est jamais automatique : démarche volontaire de l’expatrié ou de son employeur, possible avant le départ ou en cours d’expatriation. Elle se combine fréquemment avec une assurance santé complémentaire internationale, la CFE remboursant sur la base des tarifs Sécurité sociale, souvent inférieurs aux coûts réels à l’étranger.

    Conventions bilatérales et coordination européenne

    Le CLEISS (Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale) est l’organisme de référence pour les règles internationales. Deux régimes coexistent.

    Coordination européenne — Règlement (CE) 883/2004. Dans l’UE, l’EEE (Islande, Liechtenstein, Norvège) et la Suisse, la coordination est automatique. Le règlement 883/2004 et son règlement d’application 987/2009 garantissent l’unicité de la législation applicable, l’égalité de traitement, la totalisation des périodes d’assurance et l’exportabilité des prestations. Les périodes cotisées dans un État membre sont prises en compte pour l’ouverture des droits ailleurs, en particulier pour la retraite et le chômage.

    Conventions bilatérales hors UE/EEE/Suisse. La France a conclu une quarantaine d’accords bilatéraux. Chaque convention fixe la coordination des régimes, la totalisation des périodes pour la retraite et les conditions de détachement. Le CLEISS publie une fiche pays par convention. Principaux pays concernés : États-Unis, Canada (et Québec via accord spécifique), Brésil, Maroc, Algérie, Tunisie, Chine, Japon, Inde.

    Sans convention bilatérale (nombreux pays d’Asie du Sud-Est, d’Afrique subsaharienne, d’Océanie), aucune coordination n’est possible : l’expatrié relève intégralement du régime local, sans totalisation des périodes françaises, sauf adhésion CFE.

    Détachement vs expatriation côté sécurité sociale

    Le détachement permet au salarié envoyé à l’étranger par son employeur français de conserver son affiliation au régime français. Les cotisations restent versées en France ; le salarié garde tous ses droits (maladie, maternité, retraite, accidents du travail). Statut strictement encadré :

    • UE / EEE / Suisse (article 12 du règlement 883/2004) : détachement initial limité à 24 mois, prolongeable par accord dérogatoire (article 16) entre les autorités compétentes.
    • Pays sous convention bilatérale : durée et modalités fixées par chaque convention. La période initiale varie en pratique de 1 à 6 ans, parfois prolongeable. Voir les fiches CLEISS par pays.
    • Pays sans convention : l’URSSAF peut accorder un maintien d’affiliation pour une durée limitée sur demande de l’employeur, mais une double cotisation locale reste possible.

    L’expatriation entraîne la rupture du lien d’affiliation avec le régime français. Le contrat est généralement local ou rattaché à une filiale étrangère, et le salarié relève du régime du pays d’accueil. Seule l’adhésion volontaire à la CFE permet de conserver une couverture française : substitut partiel à la CPAM pour la maladie et validation des trimestres retraite. Le statut détaché ou expatrié doit être qualifié contractuellement avant le départ.

    Retraite et expatriation : validation des trimestres

    La retraite est le risque le plus souvent compromis par une expatriation mal préparée. Hors détachement, l’activité à l’étranger ne génère plus de trimestres au régime général. Trois mécanismes permettent de maintenir ou cumuler des droits.

    • Assurance volontaire vieillesse CFE : adhésion à la retraite de base, gérée par la CFE pour le compte de la CNAV. Cotisations calculées sur un revenu de référence choisi par l’adhérent, dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale. Les trimestres validés s’ajoutent à la carrière française.
    • Conventions bilatérales et coordination UE : périodes cotisées dans un pays sous convention (ou UE/EEE/Suisse) totalisées avec la carrière française ; chaque pays verse ensuite une pension au prorata (totalisation-proratisation).
    • Régimes complémentaires : l’Agirc-Arrco propose une adhésion volontaire pour cumuler des points pendant l’expatriation.

    Le portail Info-Retraite.fr (GIP Union Retraite) centralise le compte retraite unique de l’assuré, tous régimes confondus, y compris les périodes à l’étranger transmises par les caisses concernées. Tout changement (départ, retour, changement de caisse) doit être déclaré aux caisses de retraite pour éviter les ruptures de droits.

    Pour aller plus loin

    La sécurité sociale en expatriation se construit en amont du départ : choix du statut, adhésion CFE, vérification de la convention applicable, déclaration aux caisses de retraite. Pour cadrer le projet global, voir le pilier contrat d’expatriation, l’analyse du salaire d’expatrié et les méthodes pour identifier les opportunités d’emploi à l’étranger. Spécificités par destination : rubrique pays.

    Avertissement — Cet article présente le cadre général 2026. Pour toute situation particulière (détachement long, pluriactivité, convention spécifique, situation familiale), consulter la CFE, le CLEISS ou la CPAM avant le départ. Vérifier les barèmes officiels au moment de la décision.

    Sources officielles 2026 : Caisse des Français à l’Étranger (cfe.fr) ; Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale (cleiss.fr) ; URSSAF — détachement à l’étranger (urssaf.fr) ; Ameli — Europe et international (ameli.fr) ; Info-Retraite (info-retraite.fr) ; Service-Public.fr.