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  • Comment trouver un emploi à létranger : méthode étape par étape pour Français 2026

    Comment trouver un emploi à létranger : méthode étape par étape pour Français 2026

    Trouver un emploi à l’étranger s’organise en six étapes vérifiables : définition du projet, adaptation des candidatures aux standards locaux, mobilisation des canaux officiels français (France Travail International, EURES, V.I.E, CCI France International, AEFE), activation du réseau, préparation aux entretiens internationaux et négociation du contrat. Ce guide synthétise la méthode pour un candidat français préparant un projet d’emploi expatrié en 2026.

    Information générale, non prescriptive. Les conditions d’accès aux dispositifs publics (V.I.E, EURES, AEFE, CFE) et les règles d’entrée des pays cités sont susceptibles d’évoluer. Vérifiez systématiquement les modalités en vigueur sur les sites officiels avant toute démarche.

    Étape 1 — Définir précisément son projet d’expatriation

    Un projet d’emploi à l’étranger se cadre sur quatre paramètres : le pays cible, le secteur ou métier visé, le type de contrat (expatrié rattaché à une société française ou contrat local), et la durée prévisionnelle. Ces choix conditionnent le canal de candidature à activer et la nature du visa ou permis de travail à anticiper.

    Le pays se sélectionne en croisant trois critères : la demande de main-d’œuvre dans votre métier, votre niveau linguistique opérationnel, et le régime d’accès au marché du travail applicable à votre nationalité. Pour un ressortissant français, l’accès au marché de l’emploi est libre dans les 27 États membres de l’Union européenne ainsi qu’en Islande, en Norvège, au Liechtenstein et en Suisse, en vertu de la libre circulation des travailleurs UE/EEE/AELE. Au-delà, un visa de travail conditionne l’embauche, avec des délais et des contingents variables.

    Erreurs fréquentes à éviter dès le cadrage

    • Cibler trop de pays simultanément : disperser ses candidatures sur cinq ou six destinations dilue l’effort de personnalisation. Un à trois pays prioritaires en première intention.
    • Négliger le visa ou permis de travail : hors UE/EEE/AELE, un employeur n’embauche un Français qu’à condition que l’autorisation de séjour aboutisse dans ses délais. Vérifier si le métier figure parmi les professions en tension donnant accès à des procédures simplifiées.
    • Oublier la protection sociale : l’expatriation rompt par défaut l’affiliation au régime français de sécurité sociale. Anticiper la couverture fait partie du projet initial.
    • Confondre contrat d’expatriation et contrat local : le premier maintient un lien avec un employeur français et préserve souvent une partie du régime social français ; le second relève du droit du travail du pays d’accueil.

    Étape 2 — Adapter son CV et sa lettre de motivation aux standards du pays

    Un CV français reste largement non transposable en l’état hors de France. Trois grandes familles de formats coexistent à l’international, chacune avec ses codes propres.

    FormatZone d’usageCaractéristiques clés
    CV EuropassUnion européenne, EEEModèle standardisé téléchargeable sur le portail EURES de la Commission européenne, structure commune reconnue par les services publics d’emploi des 27 États membres, Islande et Norvège.
    CV anglo-saxon (resume)États-Unis, Canada anglophoneUne page maximum en première approche, pas de photo, pas de date de naissance, pas de situation familiale (règles anti-discrimination strictes), accent sur les résultats quantifiés et les action verbs.
    CV britanniqueRoyaume-Uni, IrlandeDeux pages maximum, pas de photo, intitulé « Curriculum Vitae », section Personal Statement en ouverture, mentions references available on request.

    Le CV Europass se génère gratuitement sur le portail EURES et constitue le format de référence pour candidater dans l’UE/EEE. La lettre de motivation se réduit dans le monde anglo-saxon à une cover letter d’une demi-page à une page, factuelle, alignée sur trois ou quatre exigences précises de l’offre. En Allemagne, le dossier inclut traditionnellement les Arbeitszeugnisse (certificats de travail détaillés délivrés par les employeurs précédents). La mention du statut visa figure systématiquement sur les candidatures hors UE : aux États-Unis, l’employeur a l’obligation de vérifier l’autorisation de travail avant tout recrutement. Voir aussi notre guide contrat d’expatriation.

    Étape 3 — Activer les canaux officiels français

    Plusieurs dispositifs publics français accompagnent gratuitement les candidats. Les mobiliser en parallèle des canaux privés (sites d’offres d’emploi à l’étranger, cabinets de recrutement, candidatures spontanées) élargit la base d’opportunités.

    France Travail International et le réseau EURES

    France Travail propose un service dédié à la mobilité internationale, décrit sur francetravail.fr — services pour l’international. À l’échelle européenne, le portail EURES (European Employment Services), opéré par la Commission européenne, agrège les offres des services publics de l’emploi des 27 États membres, plus Islande et Norvège. Conseillers EURES accessibles par chat, informations sur les conditions de vie et de travail pays par pays, génération du CV Europass intégrée.

    V.I.E (Volontariat International en Entreprise) pour les moins de 28 ans

    Géré par Business France, le V.I.E permet à un jeune Français ou ressortissant EEE âgé de 18 à 28 ans inclus d’effectuer une mission rémunérée de 6 à 24 mois au sein d’une entreprise française implantée à l’étranger. Statut public, indemnité mensuelle modulée selon le pays, couverture sociale complète. Tous secteurs (industrie, finance, ingénierie, commerce, recherche), large périmètre géographique. Candidatures en ligne sur la plateforme Business France.

    CCI France International et postes en filiales

    Le réseau CCI France International fédère 125 chambres dans 98 pays. Plusieurs CCI proposent des prestations RH (publication d’offres, mise en relation, accompagnement de candidats français) et des espaces de coworking. Consulter la CCI du pays cible est une porte d’entrée pour identifier les filiales françaises en recrutement.

    AEFE pour les enseignants

    L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) recrute pour le réseau des établissements français à l’étranger (plus de 130 pays). Trois statuts coexistent : personnels titulaires détachés (expatriés, résidents) et contrats de droit local. Calendriers et modalités publiés annuellement sur aefe.gouv.fr.

    Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE)

    Le portail diplomatie.gouv.fr — services aux Français centralise les démarches d’expatriation : préparation du départ, formalités préalables, inscription au registre consulaire, vie administrative et fiscale, santé, scolarité, sécurité.

    Étape 4 — Activer son réseau professionnel et optimiser LinkedIn

    Une part significative des recrutements internationaux passe par le réseau et la recommandation, particulièrement sur les postes qualifiés. LinkedIn domine la plupart des pays cibles (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Allemagne, Pays-Bas, pays nordiques, Australie), avec quelques nuances locales : Xing conserve une présence en Allemagne et en Autriche.

    Trois leviers améliorent la visibilité d’un profil à l’international : rédaction du headline et du summary en anglais (ou dans la langue du pays cible) ; activation des groupes professionnels par pays et par secteur, y compris des communautés francophones de l’emploi expatrié ; sollicitation de recommandations écrites par d’anciens employeurs, démarche normale dans la culture anglo-saxonne. L’option Open to Work peut être activée en mode confidentiel. En complément, les associations d’expatriés (French Tech Hubs, alumni d’écoles françaises) et les événements CCI locaux ouvrent des contacts ciblés.

    Étape 5 — Préparer entretiens et différences culturelles

    Les codes d’entretien varient sensiblement d’un pays à l’autre. Anticiper ces différences évite des contresens qui pénalisent même les profils techniquement solides.

    PaysSpécificités culturelles d’entretien
    États-UnisPlusieurs tours d’entretien rapprochés, importance des behavioral questions (« Donnez un exemple de situation où… »), méthode STAR attendue, valorisation du résultat quantifié, vérification systématique du work authorization.
    Royaume-UniStyle direct mais courtois, competency-based interviews très structurés, vérification du right to work (système post-Brexit), références écrites pratiquement systématiques.
    AllemagnePréparation technique approfondie attendue, ponctualité non négociable, dossier de candidature (Bewerbungsmappe) examiné en détail, valorisation des certifications et diplômes.
    JaponCodes formels (salutations, échange de cartes, tenue), processus de décision collégial et plus long, importance accordée à la durée d’engagement envisagée.

    Les questions de visa, permis de travail et date de disponibilité sont abordées dès les premiers échanges sur les marchés non-UE : préparer une réponse claire et étayée (statut actuel, démarches engagées, délais réalistes) inspire confiance au recruteur.

    Étape 6 — Négocier le contrat et préparer le départ

    La négociation porte sur plusieurs clauses spécifiques au contexte international, au-delà du salaire brut. Pour un contrat d’expatriation rattaché à une société française, le package peut comporter une indemnité d’expatriation, une prise en charge du logement, des billets d’avion famille, la scolarité des enfants en établissement français, une couverture santé internationale, éventuellement un complément retraite. Pour un contrat local, la rémunération s’aligne sur le marché du pays et le candidat assume les charges d’installation.

    • Protection sociale : adhésion à la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) pour maintenir couverture maladie/maternité, AT-MP et retraite calquée sur le régime français. Formules adaptées au profil (jeune actif, expatrié actif, retraité).
    • Scolarité : le réseau AEFE permet d’inscrire les enfants dans un établissement homologué Éducation nationale, parfois pris en charge dans le package.
    • Logement : prévoir un hébergement temporaire à l’arrivée, le temps de signer un bail local (garants et dépôts variables selon les pays).
    • Banking : l’ouverture d’un compte bancaire local conditionne la perception du salaire. Justificatifs habituels : contrat de travail, visa, justificatif de domicile.
    • Registre consulaire : inscription facultative mais recommandée, elle facilite les démarches ultérieures auprès du consulat français.

    Cette méthode ne garantit aucun résultat individuel et ne se substitue pas à un accompagnement personnalisé (conseiller France Travail International, CCI du pays cible, avocat en droit du travail international). Elle constitue un cadre séquentiel pour mobiliser les dispositifs publics existants. Pour approfondir : contrat d’expatriation, salaire expatrié par pays, offres d’emploi à l’étranger par pays.

  • Offres demploi à létranger : 10 canaux officiels pour Français 2026

    Offres demploi à létranger : 10 canaux officiels pour Français 2026

    Trouver des offres d’emploi à l’étranger mobilise plusieurs canaux distincts : portails publics français et européens, chambres consulaires, réseaux professionnels, cabinets spécialisés, sites pays. Chaque canal couvre un segment précis (cadres, jeunes diplômés, secteur éducatif, mobilité européenne) avec ses propres règles. Cet article recense dix canaux institutionnels et privés, expose une méthode multi-canal en quatre étapes, et détaille les pièges récurrents identifiés par les services publics.

    Les 4 canaux institutionnels publics

    Les canaux publics présentent un double avantage : gratuité totale pour le candidat et contrôle administratif des offres déposées.

    France Travail International

    France Travail (ex-Pôle emploi) maintient un service dédié à la mobilité internationale, accessible aux demandeurs d’emploi inscrits comme aux salariés en projet de départ. L’accompagnement passe par les conseillers EURES et des partenariats internationaux. Le service oriente vers les offres EURES, les programmes de mobilité européens, et des fiches pays consultables sans inscription. Portail : francetravail.fr.

    EURES (portail européen de l’emploi)

    EURES est le portail officiel de la Commission européenne pour la mobilité dans l’EEE et la Suisse. Il agrège les offres publiées par les services publics de l’emploi des États membres, de l’Islande et de la Norvège, dans plus de 27 langues. Recherche par pays, conseillers joignables en ligne ou régionalement, CV Europass, fiches “vivre et travailler” pays par pays, événements de recrutement (European Job Days). Portail : eures.europa.eu.

    Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE)

    Le ministère ne publie pas d’offres privées, mais centralise des ressources utiles : fiches conseils aux voyageurs et résidents pays par pays, contacts ambassades et consulats, démarches administratives, conventions bilatérales. Les postes du réseau diplomatique (agents contractuels, recrutés locaux) sont publiés sur le portail institutionnel. Portail : diplomatie.gouv.fr.

    V.I.E (Business France)

    Dispositif Business France pour les jeunes de 18 à 28 ans : mission rémunérée de 6 à 24 mois pour une entreprise française à l’étranger. Données décembre 2025 : 11 458 V.I.E en mission dans 121 pays, plus de 120 000 contrats signés depuis la création, base de 70 000 candidats. Indemnités exonérées de charges sociales en France. Portail : mon-vie-via.businessfrance.fr. Voir /emploi-expatrie/ pour la distinction V.I.E / expatriation / contrat local.

    Les 3 canaux réseaux professionnels

    CCI France International

    Le réseau regroupe 125 chambres dans 98 pays, avec un service emploi local par chambre, parfois un job board pays, et des événements de mise en relation (forums emploi, salons sectoriels). Une vingtaine de secteurs couverts (aéronautique, agroalimentaire, automobile, tech, santé, luxe, énergies, logistique). Canal utile pour les profils cadres et les candidats déjà sur place. Portail : ccifrance-international.org.

    AEFE (recrutement enseignants)

    L’AEFE pilote 612 établissements homologués dans 138 pays, environ 400 000 élèves dont 30 % de Français. Recrutement en trois statuts : détachés d’encadrement, détachés enseignants, recrutés locaux par les établissements. Procédures variables selon le statut (titulaires Éducation nationale pour les détachés, droit local pour les recrutés locaux). Calendriers annuels publics. Portail : aefe.gouv.fr.

    LinkedIn International

    LinkedIn est le canal réseau dominant pour les cadres en mobilité. Trois usages : veille d’offres filtrée par pays et fonction, identification des recruteurs internes des groupes ciblés, prise de contact avec des expatriés du même secteur. La candidature directe via la plateforme est rarement le canal principal à l’international — les contacts amorcent une conversation puis orientent vers le portail carrière officiel.

    Les 3 canaux privés

    Cabinets de chasse internationaux

    Pour les postes cadres et dirigeants, les cabinets internationaux (Robert Walters, Michael Page / PageGroup, Hays par exemple) opèrent un sourcing actif sur des fonctions et zones définies. Leur modèle repose sur une rémunération versée par l’entreprise cliente : un cabinet sérieux ne facture jamais le candidat. Offres sur leurs sites pays, dépôt de CV pour intégrer leurs bases sectorielles.

    Sites emploi pays

    Chaque marché a ses plateformes dominantes : Indeed par pays, Seek (Australie, Nouvelle-Zélande), JobsDB (Asie du Sud-Est), Naukri (Inde), StepStone (Allemagne), Glassdoor pour les fourchettes de rémunération. Adapter la recherche : intitulés localisés, mots-clés en langue locale, filtres visa lorsqu’ils existent. Ces portails permettent aussi d’évaluer la profondeur du marché sur une fonction avant d’engager un projet.

    Candidature directe aux groupes français à l’étranger

    Les grands groupes français disposent de portails carrière unifiés filtrant les offres par pays (TotalEnergies, Sanofi, LVMH, Schneider Electric, Capgemini, Veolia, BNP Paribas, Air Liquide, Engie, Saint-Gobain). Voie souvent la plus efficace pour viser un contrat d’expatriation ou un poste local en filiale. Voir /pays/ pour les marchés où ces groupes sont les plus présents.

    Comment construire sa stratégie de candidature multi-canal

    Une stratégie multi-canal cohérente repose sur quatre étapes successives.

    Étape 1 — Ciblage

    Définir trois variables avant tout dépôt : pays ou zone, fonction et intitulé local, type de contrat visé (contrat d’expatriation, contrat local, V.I.E, détachement). Ces variables conditionnent les canaux : un V.I.E ne se cherche pas sur Indeed pays, un contrat d’expatriation cadre ne se trouve pas sur EURES. Voir /metiers/ pour les codes ROME et nomenclatures métier.

    Étape 2 — Sourcing

    Pour chaque ciblage, identifier deux à trois canaux principaux et un canal de veille. Exemple pour un ingénieur Europe : EURES (institutionnel), portail carrière du groupe (entreprise), LinkedIn (réseau), Indeed pays (veille). Une liste écrite des canaux évite la dispersion et permet de mesurer le rendement par canal (offres trouvées / candidatures envoyées / réponses).

    Étape 3 — Candidature

    Préparer deux à trois versions de CV adaptées au pays cible : Europass pour EURES, CV anglo-saxon une page pour UK / US, format français long pour CCI ou groupes français. La lettre de motivation reste exigée sur la plupart des canaux institutionnels et auprès des cabinets. Adapter le wording à l’intitulé local plutôt que traduire littéralement.

    Étape 4 — Suivi

    Tenir un tableau simple : date d’envoi, canal, entreprise, intitulé, statut, date de relance prévue. Relance écrite à 10-15 jours sur la plupart des marchés. La fenêtre de recrutement international est plus longue qu’en France (2 à 4 mois entre première candidature et offre signée), notamment lorsqu’un visa de travail doit être instruit en parallèle.

    Pièges à éviter

    Le marché international concentre certaines pratiques abusives identifiées par les services publics français et les associations d’expatriés. Cinq pièges récurrents méritent vigilance.

    1. Annonces floues sans entreprise identifiée

    Une offre crédible mentionne le nom de l’entreprise recruteuse (ou du cabinet mandaté), une description précise du poste, une fourchette de rémunération ou “selon profil”, et une localisation. Les annonces du type “grand groupe international cherche cadre, salaire attractif, postes multiples dans le monde” relèvent de la collecte de bases ou de pratiques opaques. Vérification : taper le numéro de téléphone et l’adresse mail dans un moteur de recherche pour identifier d’éventuels signalements.

    2. Agences facturant le candidat

    Une agence légitime est rémunérée par l’entreprise cliente, jamais par le candidat. Toute structure qui demande des frais d’inscription, de constitution de dossier, de “mise en relation employeur”, ou un paiement pour accéder à des offres “exclusives” s’écarte du modèle économique standard. Les frais d’examens médicaux ou de traduction de diplômes restent à la charge du candidat dans la plupart des pays — mais sont versés aux organismes officiels, pas à l’intermédiaire.

    3. Visas vendus en marge des canaux officiels

    Les visas de travail sont délivrés par les autorités du pays d’accueil (consulats, services d’immigration), sur dossier déposé par l’employeur ou par le candidat. Les intermédiaires proposant un “package emploi + visa garanti” contre une somme forfaitaire — souvent plusieurs milliers d’euros — opèrent en marge du droit d’immigration concerné et exposent le candidat à un refus à la frontière, voire à une interdiction de territoire. Les conseils consulaires officiels sont gratuits.

    4. Sites payants opaques

    Certaines plateformes vendent un accès payant à des offres “exclusives” ou “non publiées ailleurs”. Avant tout abonnement, vérifier : mentions légales (raison sociale, SIREN ou équivalent étranger), date de mise à jour des offres, avis externes vérifiables, possibilité de consulter quelques offres en accès libre. Une plateforme sans mentions légales ni preuves de fraîcheur ne mérite pas d’investissement — la quasi-totalité des offres “exclusives” se retrouve sur EURES, sur les sites carrière des groupes, ou via les CCI.

    5. “Coachs expatriation” non identifiables

    Le coaching expatriation s’est développé sans réglementation propre. Un accompagnement utile suppose un coach identifiable (parcours vérifiable, références), une méthode décrite (nombre de sessions, livrables, durée), un cadre contractuel écrit. À éviter : profils anonymes sur réseaux sociaux promettant un “job garanti à l’étranger en 30 jours” contre une somme forfaitaire élevée. Des services équivalents existent gratuitement chez France Travail, sur EURES, et auprès des CCI locales.

    Pour approfondir, voir la page pilier /offres/.

    Sources : France Travail · EURES — Commission européenne · CCI France International · AEFE · Business France — V.I.E · Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

  • Emploi expatrié en Tunisie : secteurs, salaires et démarches

    Emploi expatrié en Tunisie : secteurs, salaires et démarches

    La Tunisie figure parmi les destinations méditerranéennes proches de la France pour un projet d’expatriation professionnelle, portée par une diaspora ancienne et un tissu d’entreprises françaises implantées dans l’offshoring, l’industrie et les services. Cet article expose les chiffres officiels, les secteurs qui recrutent, les fourchettes de rémunération, les démarches administratives et les canaux de recherche d’emploi.

    Pour le panorama global, voir le hub pays d’expatriation, le pilier emploi expatrié, le hub salaire expatrié et la page contrat d’expatriation. Portée informative ; pas de conseil juridique ou fiscal individualisé.

    1. Combien de Français travaillent en Tunisie ?

    La présence française en Tunisie est documentée par le Registre des Français établis hors de France, tenu par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) via les consulats. Selon les données publiées par le MEAE sur la communauté française à l’étranger en chiffres, la Tunisie compte une communauté française inscrite de l’ordre de 22 000 à 25 000 personnes, dont une proportion notable de binationaux franco-tunisiens. Ce chiffre, stable depuis plusieurs années, classe la Tunisie au troisième rang au Maghreb après le Maroc et l’Algérie.

    L’inscription au registre étant volontaire, la population française réelle est généralement majorée de 30 à 50 % par les autorités, soit environ 30 000 à 35 000 ressortissants toutes situations confondues. La communauté se concentre autour de quatre pôles : Grand Tunis (Tunis, La Marsa, Gammarth, Carthage) pour les entreprises et familles d’expatriés ; Sousse et Monastir pour l’industrie et l’hôtellerie ; Sfax, capitale économique du Sud (chimie, agroalimentaire, port) ; Djerba et la côte sud, principalement tourisme et retraite. L’ambassade de France et son réseau consulaire (Tunis, Sfax) restent les points de référence administratifs.

    2. Secteurs qui recrutent en Tunisie

    La Direction générale du Trésor et la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) recensent plusieurs centaines d’entreprises françaises implantées, la France étant l’un des premiers investisseurs et partenaires commerciaux du pays. Six secteurs concentrent l’essentiel des recrutements d’expatriés ou de profils francophones qualifiés.

    • Tech offshore et développement logiciel : hub d’offshoring francophone (développement, infogérance, data, cybersécurité, TMA). Expatriés sur postes de direction de centre, chefferie de projet, architecture, pilotage commercial.
    • Centres de relation client (BPO) et services partagés : plusieurs dizaines de centres opèrent pour des donneurs d’ordres français (télécoms, banque, assurance, énergie, e-commerce). Postes expatriés : direction de site, qualité, formation, supervision opérationnelle.
    • Hôtellerie, tourisme et restauration : chaînes internationales recrutant cadres expatriés à Djerba, Hammamet, Sousse, Tabarka, secteur en reprise depuis 2022.
    • BTP et infrastructures : chantiers publics financés par AFD, BEI, Banque mondiale, BAD (ingénieurs travaux, conducteurs d’opérations, hydraulique, environnement).
    • Énergies renouvelables : Plan solaire tunisien et objectif national de 35 % d’EnR à l’horizon 2030 selon les autorités tunisiennes ; marché ouvert aux développeurs solaires et éoliens, bureaux d’études et équipementiers.
    • Enseignement français à l’étranger : réseau AEFE avec le Lycée Pierre-Mendès-France de Tunis (gestion directe, l’un des plus importants du Maghreb), le Lycée Gustave-Flaubert de La Marsa et des écoles homologuées à Sousse et Sfax.

    3. Salaire expatrié en Tunisie

    La rémunération varie selon le type de contrat (contrat français maintenu, contrat local, package expatrié dédié) et le statut familial. Les ordres de grandeur ci-dessous sont indicatifs, issus des grilles habituellement pratiquées par les groupes français implantés ; ils doivent être négociés au cas par cas avant signature.

    PosteSalaire brut local (TND/mois)Package expatrié (EUR brut/mois)
    Ingénieur logiciel confirmé (5-10 ans)3 500 – 6 500 TND3 500 – 5 500 EUR
    Directeur de centre offshore / BPO8 000 – 15 000 TND6 000 – 10 000 EUR
    Chef de projet BTP / ingénieur travaux5 000 – 9 000 TND5 000 – 8 000 EUR
    Directeur d’hôtel international6 000 – 12 000 TND5 000 – 9 000 EUR + logement
    Enseignant AEFE résident (détaché)2 800 – 4 500 EUR (selon échelon)

    Le coût de la vie compense l’écart facial : à Tunis, le loyer mensuel d’un appartement de standing dans les quartiers résidentiels (La Marsa, Gammarth, Carthage, Berges du Lac) se situe généralement entre 1 200 et 2 500 TND ; alimentation et restauration locales sont nettement moins coûteuses qu’à Paris, tandis que les biens importés (automobile, électronique, vins et spiritueux européens) sont taxés et plus chers. Les frais de scolarité AEFE restent à la charge des familles, hors prise en charge employeur.

    Côté fiscalité, la DGFiP rappelle qu’une convention fiscale bilatérale du 28 mai 1973 (et ses avenants) règle la répartition du droit d’imposer et prévient la double imposition. Un expatrié dont la résidence fiscale est en Tunisie au sens de la convention est en principe imposé localement sur ses revenus de source tunisienne ; la situation doit être analysée avant départ avec un fiscaliste, en particulier pour les revenus de source française conservés (loyers, dividendes, plus-values).

    4. Démarches pour travailler en Tunisie

    Le cadre légal repose sur le Code du travail tunisien, la loi n° 68-7 du 8 mars 1968 relative à la condition des étrangers en Tunisie, et les conventions bilatérales franco-tunisiennes (accord de 2008 sur la gestion concertée des migrations).

    Visa et carte de séjour. Un ressortissant français n’a pas besoin de visa pour un séjour touristique de moins de 90 jours. Pour travailler, il doit obtenir avant son arrivée un visa de long séjour (visa D) auprès du consulat de Tunisie en France, sur la base d’un contrat de travail visé par les autorités tunisiennes. Une fois sur place, l’expatrié dépose une demande de carte de séjour temporaire auprès du poste de police de sa circonscription, en règle générale dans les huit jours suivant l’arrivée. La carte est délivrée pour une durée alignée sur celle du contrat, renouvelable.

    Visa du contrat de travail. Le principe en droit tunisien est qu’un emploi ne peut être confié à un étranger qu’en l’absence de travailleur tunisien disponible avec les compétences requises (test du marché de l’emploi). L’employeur doit obtenir un visa du contrat par le ministère chargé de l’emploi. Certaines catégories bénéficient de procédures simplifiées (cadres dirigeants, fonctions hautement qualifiées, entreprises totalement exportatrices).

    Contrat et protection sociale. Le contrat de travail conclu en Tunisie est régi par le Code du travail tunisien. La forme écrite est requise pour les travailleurs étrangers, avec mention de la fonction, de la rémunération, du lieu, de la durée, des avantages annexes et des conditions de rupture. La durée légale du travail est de 48 heures hebdomadaires (40 dans certains secteurs). La convention bilatérale de sécurité sociale franco-tunisienne (2003, entrée en vigueur 2007) coordonne les droits : l’expatrié relève en principe du régime tunisien (CNSS) et peut adhérer à la Caisse des Français de l’étranger (CFE) pour conserver une couverture alignée sur le régime français.

    5. Comment trouver un emploi en Tunisie ?

    Cinq canaux structurent l’essentiel des recrutements de profils expatriés ou francophones qualifiés.

    1. France Travail International : portail public dédié à la mobilité, diffuse des offres en Tunisie et propose un accompagnement avec conseillers spécialisés Maghreb.
    2. CTFCI (Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie), associée au réseau CCI France International : bourse d’emploi, forums recrutement, mise en relation candidats / entreprises françaises implantées (ctfci.org).
    3. LinkedIn et plateformes locales (Tanitjobs, Keejob, Emploi.tn) : recrutement cadre francophone.
    4. Cabinets de recrutement franco-tunisiens : actifs sur direction, ingénierie, finance ; annuaire CTFCI.
    5. Réseau AEFE pour l’enseignement : recrutements résidents via le portail AEFE (campagnes annuelles) ; contrats locaux directement par les établissements (Lycée Pierre-Mendès-France de Tunis, Lycée Gustave-Flaubert de La Marsa, écoles homologuées Sousse et Sfax).

    Avant signature, consulter la fiche pays Tunisie du MEAE et les conseils aux voyageurs, prendre attache avec la section consulaire de Tunis pour les questions d’état civil et de scolarité, et prévoir une visite préparatoire (employeur, banque locale, écoles).

    Sources

    Article informatif mis à jour le 13 mai 2026. Les démarches consulaires, fiscales et de droit du travail évoluent ; vérifier les sources officielles avant toute décision et solliciter un avocat en droit social international ou un fiscaliste pour les arbitrages individuels.