Erasmus+ 2026 : les profils qui peuvent partir étudier, se former ou travailler

Étudiant vu de dos devant un bureau mobilité avec documents

5 202 247 800 EUR pour la seule année 2026: quand on regarde l’enveloppe, on comprend vite qu’on ne parle pas d’un dispositif réservé à quelques étudiants partis un semestre. Le cadre en vigueur ouvre bien plus large. Mais il oblige à lire les bons mots.

Si vous cherchez qui peut partir pour étudier, se former ou acquérir une expérience à l’étranger, la réponse dépend d’abord de votre secteur et du type d’action visé.

Le règlement (UE) 2021/817 du 20 mai 2021 définit ce programme comme celui de l’Union pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport. Pour 2026, la programmation passe par la décision d’exécution de la Commission du 5.11.2025. Et l’appel à propositions EAC/A12/2025 a été publié au Journal officiel de l’Union européenne le 12/11/2025 sous la référence C/2025/6080.

Dit autrement: si vous envisagez un départ, vous entrez dans un cadre très balisé, pas dans une promesse floue.

Plus de 28 milliards d’euros sur 2021-2027: le programme dépasse largement le seul échange universitaire

Sur l’ensemble de la période 2021-2027, le budget dépasse 28 milliards d’euros. Ce chiffre change la lecture du sujet: on ne parle pas seulement d’un séjour d’études. On parle d’un ensemble d’actions qui couvrent l’enseignement supérieur, l’enseignement et la formation professionnels, l’enseignement scolaire, l’éducation des adultes, la jeunesse et le sport.

Si vous avez gardé l’image du programme d’échange lancé en 1987, elle n’est pas fausse, mais elle est trop étroite. Wikidata rattache d’ailleurs Erasmus à un programme d’échange d’étudiants et d’enseignants entre universités et grandes écoles européennes, lié à l’Union européenne. Avec une création en 1987.

À ce jour, le périmètre est plus large. Beaucoup plus large.

Notre lecture est simple: le sujet n’est pas « est-ce réservé aux étudiants ? », mais « dans quel secteur entrez-vous vraiment ? ».

Si vous êtes dans l’enseignement supérieur, vous êtes bien dans le champ couvert. Si vous êtes en formation professionnelle, le texte va plus loin et nomme des profils précis. C’est là que la matière devient utile.

27 États membres et pays associés: le pays visé compte autant que votre profil

Le cadre donne accès à l’ensemble des actions dans les 27 États membres de l’Union européenne et dans les pays tiers associés au programme. À l’inverse, les pays tiers non associés n’ouvrent l’accès qu’à certaines actions. Pour vous, la première question n’est donc pas seulement « puis-je partir ?

». C’est aussi « dans quel espace le projet s’inscrit-il ? ».

Ce point est moins spectaculaire que le budget, mais il pèse tout de suite dans un dossier. Vous pouvez avoir un profil qui entre dans une action. Puis découvrir que le pays envisagé ne donne pas accès au même niveau d’ouverture.

Là, la prudence s’impose: le programme ouvre large, mais pas partout de la même manière.

Nous y voyons une règle pratique. Avant de rêver à la destination, vérifiez d’abord le statut du pays dans le cadre 2026. Ce n’est pas un détail administratif; c’est souvent ce qui sépare un projet faisable d’une piste partielle.

En formation professionnelle, les profils cités noir sur blanc sont déjà nombreux

C’est dans le volet enseignement et formation professionnels que les textes sont les plus parlants pour le lecteur. Sont explicitement éligibles les élèves, les alternants comme les apprentis et les titulaires d’un contrat de professionnalisation, les salariés en formation et les stagiaires de la formation professionnelle. À condition de préparer un diplôme, un titre ou une certification de niveau 3 ou niveau 4 au RNCP.

Ce cadrage mérite qu’on s’y arrête, car il évite une erreur fréquente: réduire ce dispositif aux seuls étudiants du supérieur. Si vous préparez un CAP, qui illustre le niveau 3, vous êtes dans le champ. Si vous préparez un baccalauréat professionnel, qui illustre le niveau 4, vous y êtes aussi.

Et les lycéens qui ne sont pas encore en voie professionnelle ?

Le texte prévoit aussi un cas très concret: les élèves de seconde générale et technologique pour leur stage obligatoire. Pour beaucoup de familles, c’est une information qui change la perspective. Vous n’avez pas besoin d’attendre l’après-bac pour regarder ce type de mobilité.

Nous le disons franchement: cette partie est la plus solide pour répondre à la promesse « se former ou travailler ». Pourquoi ? Parce qu’elle nomme des profils et des niveaux de certification, au lieu de rester dans un discours large.

Si vous êtes alternant, salarié en formation ou lycéen concerné par un stage obligatoire, vous pouvez déjà vous situer avec précision.

80 % gérés en France, 20 % à l’échelle européenne: pour un dossier, cela oriente vite la bonne porte

Le partage du budget dit beaucoup du fonctionnement réel. Les actions décentralisées représentent environ 80 % de l’enveloppe budgétaire. Et elles sont gérées par l’Agence Erasmus+ France / Éducation Formation et l’Agence Erasmus+ France / Jeunesse & Sport.

Les actions centralisées, elles, représentent environ 20 %. Et elles passent par l’Agence exécutive « Éducation et Culture » de la Commission européenne.

Pour vous, cette architecture n’a rien de théorique. Elle aide à comprendre pourquoi tous les projets ne se traitent pas au même endroit, ni avec la même logique. Sur la période 2021-2027, environ 2,5 milliards d’euros sont prévus pour les deux agences nationales françaises au titre des actions décentralisées.

Le poids du niveau national est donc massif.

La France a d’ailleurs posé son propre cadre pour 2026-2027 dans la note de service du 8-1-2026, publiée au Bulletin officiel n° 3 du 15 janvier 2026 sous le NOR: MENC2535795N. Si vous préparez un projet depuis un établissement, un centre de formation ou une structure de jeunesse, ce texte compte. Parce qu’il traduit le cadre européen dans l’organisation française.

Ce que vous pouvez retenir avant de vous projeter à l’étranger

Le programme reste large par son budget, ancien par son histoire, et très concret dans certaines filières. Si vous êtes dans le supérieur, dans l’enseignement scolaire, dans l’éducation des adultes, dans la jeunesse ou dans le sport, vous êtes bien dans les secteurs couverts. Si vous êtes en formation professionnelle, les textes vont plus loin.

Ils listent déjà des profils, des niveaux et même le cas des élèves de seconde pour le stage obligatoire.

Autre point à avoir en tête: tous les pays n’ouvrent pas les mêmes possibilités, et toutes les actions ne relèvent pas du même guichet. C’est souvent là que le projet se joue. Pour une première vérification, vous pouvez consulter la page officielle dédiée aux étudiants sur le site Erasmus+.

Au fond, ce cadre 2026 raconte quelque chose de très simple: partir ne concerne pas un seul public, mais il ne suffit pas non plus d’avoir envie de bouger. Votre secteur, le niveau de formation préparé, le statut du pays visé et la porte d’entrée administrative pèsent ensemble. C’est moins romanesque qu’un départ improvisé, mais c’est ainsi qu’un projet tient debout.

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